Pour la petite histoire, cette coopération très active remonte en août 1997 avec l’avènement de Jean-Claude Masangu à la tête de la Banque centrale du Congo.

La coopération dynamique et responsable entre les banques nationales du Royaume de Belgique et du Congo a été lundi à l’honneur dans la salle de conférences de l’institut d’émission de la RDC. Témoins de l’événement: le vice-gouverneur Jean-Marie Emungu, les autres membres de la haute direction, les responsables des services centraux de la BCC, le chargé d’affaires de l’ambassade de Belgique, le représentant de la coopération de l’ambassade du Canada, le président de l’Association congolaise des banques et une forte délégation des experts de la Banque nationale de Belgique.
Fruit de cette coopération, le premier séminaire intégré organisé avec le concours de la Banque nationale de Belgique. Lequel se déroule à Kinshasa du 12 au 23 mars prochain à l’intention des cadres de direction et agents de l’institut d’émission de la RDC et a servi de prétexte au gouverneur de la BCC pour louer cette initiative qui, à ses yeux, constitue un maillon supplémentaire de la longue chaîne de coopération multiforme et de solidarité exemplaire tissée entre les deux banques centrales sur les dix dernières années.
Pour la petite histoire, cette coopération très active remonte en août 1997 avec l’avènement de Jean-Claude Masangu à la tête de la Banque centrale du Congo. Avec un bulletin de santé fort préoccupant, la BCC souffrait d’une organisation désarticulée et d’un fonctionnement à plusieurs vitesses.
L’observation systématique et critique de ses méthodes de gestion, couplée aux travaux d’évaluation des activités en son sein, a permis d’établir un diagnostic qui requérait une assistance technique urgente et une thérapeutique immédiate et efficace.
Malgré l’ampleur de la tâche, on connaît la détermination qui habitait Jean-Claude Masangu MULONGO à remettre sur les rails la grande locomotive qu’est la Banque centrale du Congo. Il s’est alors consacré à la mise en oeuvre d’un plan directeur intégrant à la fois plusieurs objectifs sur le plan organisationnel et de restructuration, en veillant au respect des normes de gestion requises pour toutes les banques nationales du monde.
Après de nombreuses visites de travail à l’étranger, des rencontres d’échanges d’expériences avec les responsables des grandes banques nationales, des séminaires de formation sur les nouvelles techniques de gestion des banques nationales et des réunions des experts de ces institutions, Jean-Claude Masangu s’est alors consacré au projet de l’élaboration du ” Plan stratégique de développement de la Banque centrale du Congo et du système financier national“.
Une carte fournie des diverses interventions de la BNB
La Belgique a souscrit à la politique multisectorielle et pluridisciplinaire de renforcement des capacités de la BCC, malgré l’environnement politique et économique morose de la RDC, à travers un programme d’assistance technique à la BCC exécuté par la BNB.
Citons entre autres interventions à la BCC, l’impression et le financement en 1998 du Franc congolais en remplacement du Nouveau Zaïre et en 2006-2007 des billets de banque à valeur faciale élevée, ainsi que la formation à Bruxelles en: 2006 et 2007 de 15 imprimeurs sur le planning moderne de production et l’utilisation de nouveaux éléments de sécurité dans les billets de banque de la nouvelle génération pour le compte de l’Hôtel des monnaies.
La restructuration organique de la direction de la trésorerie, le réaménagement de ses locaux intégrant les aspects sécuritaires et de facilitation d’accès à la clientèle professionnelle et publique et l’amélioration de la qualité de la circulation fiduciaire à travers la mécanisation.
L’installation d’un réseau interne de communication appelé Managed Lan à la direction de l’informatique et la formation sur la maintenance et la gestion dudit réseau, ainsi que la résolution des problèmes techniques en cas de panne. A la direction de la comptabilité et du budget, de nombreuses recommandations avisées ont été formulées pour l’assainissement du bilan de la BCC, du mode opératoire de sa recapitalisation par titrisation des pertes, ainsi que du transfert aux trésors belge et congolais de la dette de la BCC vis-à-vis de la Banque nationale de Belgique, dette évaluée à 90 millions d’Euros, en vue de son annulation au point d’achèvement de l’initiative renforcée des pays pauvres très endettés ( PPTE).
La mise en place d’un groupe de réflexion sur la politique monétaire à la direction des études et de l’audit interne qui, par la suite, a été institutionnalisé en comité de suivi de la politique monétaire (CSPM). Enfin, la mise à niveau de la direction de l’audit interne sur les fondamentaux et les méthodes d’approche de l’audit interne.
La haute direction de la BCC a, quant à elle, bénéficié d’une assistance en conseil de gestion assurée par le vicomte Verplaeste dans son triple rôle de conseiller général de la Banque centrale du Congo, d’ambassadeur de l’Institut d’émission de la RDC et de notre pays auprès de la communauté internationale.

A cette occasion, le gouverneur Jean-Claude Masangu Mulongo a rendu un hommage mérité à la haute direction de la BNB, spécialement au vicomte Alphonse Verplaeste, gouverneur honoraire, à M. Guy Quaden, gouverneur, ainsi qu’a Mme et M. les vice-gouverneurs Marcia De Wachter et Luc Coene, pionniers et artisans de la coopération entre la BNB et la BCC.
Au-delà de l’impulsion de cette coopération, il a épinglé rapport significatif d’autres initiatives, tels l’assistance technique du FMI et l’appui financier de la Banque mondiale, qui ont eu recours aux personnes ressources de nationalité beige, mais aussi des agents de la BNB, et recommandé à ses collaborateurs une participation active aux échanges dans les ateliers.
Mais auparavant, le directeur des ressources humaines de la BCC, Albert Kasongo Mwamba, a d’abord loué la coopération entre les deux banques nationales dont le bénéfice attendu est le renforcement des capacités des agents de la BCC, avant de rappeler les négociations menées entre la BCC et BNB pour l’organisation de ce séminaire reporté l’année dernière à la suite des élections et de certains problèmes politiques.
Pour terminer, Luc Lageux a présenté l’articulation des travaux en atelier, des exposés et des échanges d’expériences. Hier dans l’après-midi, les participants ont suivi plusieurs exposés sur les thèmes centraux de ce séminaire, grâce à l’animation assurée tour à tour par M.M. Luc Certhyn, Thierry Marlet, Peter Lagaert et Danny Cosjin. La clôture de ce séminaire interviendra le vendredi 23 mars prochain.
(Th)
JRT/Le Phare
Last edited: 13/03/2007 14:12:29