La Haute autorité des médias devrait pour ce faire travailler en synergie avec le Ministère de la culture et des arts afin de rétablir les bonnes mœurs et les civilités dans la société congolaise.

Les boissons distillées à fond mêlées à des liqueurs connues font des ravages auprès des consommateurs. Le vol des portables et même d’argent vient rajouter à la pagaille qui entoure ces prestations organisées par des entreprises brassicoles visiblement peu soucieuses de la morale publique. La présence des capotes à plusieurs endroits du terrain donne la mesure de l’intensité de la licence sexuelle observée. Entre-temps, les artistes prestataires eux-mêmes ajoutent des fortes doses au libido collectif à travers l’accoutrement des danseuses et à leur déhanchement. Combien des fois n’a-t-on pas vu des danseuses apparemment droguées et se trouvant dans un état second, baisser leur culotte pour exhiber ce qu’elles ont de plus intime ? Tout dans leur gesticulation est une invitation au sexe.
Les danseuses rivalisent dans leur ardeur à susciter l’érotisme. Les danses sont conçues dans cette optique sans parler des chorégraphies toutes aussi tendancieuses. De sorte à s’interroger sur l’identité réelle des danseuses dont les travers s’apparentent aux filles de joie. Curieusement, toutes ces inconduites se font au grand dam des autorités qui semblent pourtant se complaire dans ces extravagances. Lorsqu’en son temps Christophe Muzunga tapa du poing sur la table en invitant les artistes musiciens à la retenue, d’aucuns avaient vite considéré cette démarche comme un début de solution. Or, c’était sans compter avec l’immaturité et l’insouciance des artistes musiciens eux-mêmes qui étaient loin de respecter la nouvelle consigne. « Chasser le naturel, il revient au galop », dit-on. Christophe Muzungu parti, la liberté s’est de nouveau installée, avec plus d’intensité qu’avant.
Toutes ces frasques se négociaient curieusement dans un contexte de renoncement de la Commission nationale de censure à sa mission de veiller à la morale publique. Cette commission a laissé faire les choses on prenant souvent des décisions qui devenaient caduques le lendemain. Pourtant, cette commission était très en verve sur le plan discographique en procédant à la censure des oeuvres parfois avec un retard fort prononcé par rapport à leur sortie. L’artiste ainsi acculé finissait par débourser une certaine somme avant de voir son œuvre être libérée du carcan de la censure. Cette attitude irresponsable de la commission de censure a largement contribué a l’exacerbation de l’immoralité en milieu musical.
Des chansons vecteurs des anti-valeurs
Comme si cela ne suffisait pas, le contenu des chansons actuelles possède une forte dose d’immoralité. On n’y retrouve aucun message éducatif, aucun enseignement pouvant contribuer à la formation de la jeunesse. Sans mettre des gants, les artistes musiciens développent des insanités qui choquent les bonnes consciences. Leurs clips sont le reflet de leur mental porte vers le vice. La Haute autorité des médias devrait pour ce faire travailler en synergie avec le Ministère de la culture et arts afin de bannir l’immoralité dans les chaînes de télévision.
En conclusion nous pensons que le nouveau ministre de la culture a un défi réel à faire face, celui de rétablir les bonnes moeurs et les civilités dans la société congolaise. Les concerts publics devraient dorénavant être réglementés ainsi que la production audiovisuelle afin de préserver les bonnes moeurs actuellement en déliquescence. Dossier à suivre.
(Yes)Alain Diasso/Uhuru
Last edited: 12/03/2007 17:40:22