En marge de la journée internationale de la femme, le ministre de la Santé a fait savoir qu’ il inquiète des séquelles que laissent sur les victimes les viols et violences sexuelles, notamment les fistules génitales, le VIH/Sida, les maladies vénériennes, les troubles psychopathologiques.
C’est le vice-ministre de la Santé, Ferdinand Ntua Osiamba, qui a ouvert hier jeudi au centre Nganda les assises sur les médecines traditionnelles qui se fixent comme objectif principal d’intégrer la médecine traditionnelle dans le système conventionnel de la santé.
Considérant que cet événement est un objet de satisfaction pour le gouvernement, le vice- ministre de la Santé publique a indiqué que les recommandations de cette conférence internationale étaient attendues avec intérêt par l’exécutif congolais. Il a ensuite confirmé l’engagement du gouvernement à favoriser l’intégration de la médecine traditionnelle dans le système conventionnel de la santé.
Le Pnmt est là
Pour sa part, le prof José Okond’Ahoka du Programme national de la médecine traditionnelle a souligné que le Congo est riche en plantes médicinales, Seulement, cette branche a été fortement combattue par le colonialisme et ceux qui la pratiquaient, même en clandestinité, étaient sévèrement punis.
Cela a engendré une certaine méfiance de la population vis-à-vis de la médecine traditionnelle. Il a fallu des années pour voir un changement d’attitude de la population. Le directeur de Pnmt a soutenu que si aujourd’hui la population recourt à la médecine traditionnelle cela n’était pas dû à sa paupérisation mais plutôt à ses succès.
Comme l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a encouragé les pays en développement à institutionnaliser la médecine traditionnelle, a-t-il poursuivi, le gouvernement congolais a créé en 2002 le Pnmt pour développer et promouvoir la médecine traditionnelle.
Le Coe se jette aussi dans l’eau
Ong catholique d’origine italienne, le Centre d’orientation éducative (Coe) est l’une des structures promotrices de ces assises. Prenant la parole dans la séance d’ouverture, son représentant Marco Ciancio a dégagé l’importance de la médecine traditionnelle par le fait que la médecine moderne n’arrive pas à satisfaire les besoins des populations pauvres où l’exigence de la médecine moderne à des coûts de plus en plus élevés que la population pauvre ne peut pas soutenir.
Avec l’organisation de ces travaux, l’idée de Coe, a-t-il dit, est de pousser les différents pays à intégrer les médecines traditionnelles dans le plan national sanitaire, naturellement évaluées sous le plan scientifique.
Pour l’ambassadeur d’Italie en Rd Congo, ces assises offrent une opportunité d’examiner le contenu de la médecine traditionnelle afin de l’intégrer dans le système conventionnel de la santé publique. L’engagement du ministère de la Recherche scientifique.
Les organisateurs n’avaient pas oublié le ministère de la Recherche scientifique et technologique. Présent lors de la séance d’ouverture, le ministre Sylvanus Mushi Bonane a déclaré que, eu égard à l’importance de la médecine traditionnelle, son ministère s’engage à accompagner toute personne morale ou physique engagée ou qui s’engagera dans la recherche et dans la technologie qui intéresse ce secteur.
“ Certes, a-t-il souligné, le chemin paraît très long pour le chercheur congolais, mais pour notre gouvernement, il est question de s’engager et de poursuivre la recherche dans tous les domaines et ce, avec abnégation et détermination car la moisson attendue sera grande à l’instar d’autres grandes nations comme la Chine qui a fait ses preuves dans la découverte et l’exploitation des plantes médicinales au bénéfice de la santé de ses habitants.
Pour y arriver, nous devons redoubler d’efforts internes et nous ouvrir à l’expertise et à l’expérience des autres en vue d’améliorer régulièrement nos recherches ”.
Les premières intervention
Venus de l’intérieur du pays et de l’extérieur, notamment de l’Italie, du Cameroun, ceux de l’Afrique du Sud et du Mali sont attendus incessamment, les participants ont suivi les premiers exposés de ces assises. Le prof Penge On’Okoko a fait un état de lieux de la Rd Congo par rapport à la stratégie de l’Oms pour la médecine traditionnelle 2002- 2005.
Il s’est dégagé de cet état de lieux que la Rd Congo a du chemin à faire par rapport aux axes de la stratégie de l’Oms. Ensuite, le prof Bruno Lapika a parlé de la contribution de la médecine traditionnelle africaine dans la mise en oeuvre des soins de santé primaires en Rd Congo.
Tout le monde a pu constater la spécificité de la thérapie de la médecine traditionnelle par rapport à la médecine moderne en matière des soins de santé primaires. Les travaux vont se poursuivre durant tout le week-end et se clôturer le dimanche 11 mars 2007.
Jean- René Bompolonga/Le Phare
Last edited: 09/03/2007 16:53:29