Les femmes des médias congolais sont depuis le 8 mars 2007 en campagne de lutte contre les violences sexuelles en milieux de la presse. Ladite campagne s’achève le 10 décembre 2007.

Le monde entier a célébré ce jeudi 8 mars 2007 la Journée internationale de la femme. «Mettre fin à l’impunité sur les violences faites à la femme», est le thème choisi cette année. A cet effet, plusieurs manifestations ont été organisées à travers la capitale dans le cadre de la commémoration de cet anniversaire.
Tel est le cas du séminaire qui s’est clôturé ce jeudi, organisé par le Syndicat national des professionnels de la presse (Snpp), en la paroisse Notre dame de Fatima. C’était donc une occasion pour ce syndicat de procéder au lancement de la campagne nationale de lutte contre le harcèlement sexuel dans les médias qui, selon lui, constitue une menace permanente contre le respect et la dignité de la personne humaine.
Dans son mot de circonstance, M. Stanis Nkundiye, secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la presse (SNPP) a invité les femmes des médias à se mobiliser davantage autour du SNPP pour que le contrat de travail dans les entreprises privées et le barème de Mbudi dans le secteur public soient une réalité vivante au sein du secteur des médias.
Il a indiqué que son syndicat a reçu plusieurs plaintes et témoignages de ses affiliés qui ont été victimes du harcèlement sexuel. Selon ces témoignages, le harcèlement est utilisé comme une arme lors de l’embauche, pour l’octroi d’une promotion en grade ou pour la désignation à effectuer une mission de service.
Il a affirmé que le SNPP accompagnera les femmes des médias tout au long de cette campagne qui s’achèvera le 10 décembre 2007, en organisant diverses activités telles que des conférences, des séminaires de sensibilisation et de vulgarisation de la loi sur les violences sexuelles ou des ateliers de formations des pairs éducateurs sur le VIH/SIDA.
Pour sa part, Mme Cécile Tshiyombo, présidente des femmes du COSSEP (Conseil syndical des services publics) a recommandé au gouvernement de sensibiliser les femmes travailleuses et les violeurs sur les IST (infections sexuellement transmissibles) et le VIH/SIDA en milieu de travail par différents moyens, de donner un salaire décent aux travailleurs et de vulgariser les textes relatifs aux droits de la femme.
Quant aux syndicats et ONG de défense des droits de la femme, il leur a été recommandé de constituer un groupe de pression pour adresser un mémorandum au gouvernement afin que soit punie toute personne qui oserait commettre des abus sexuels sur les femmes travailleuses, conformément à l’article 15 de la constitution de la RDC.
C.L./MMC
Last edited: 10/03/2007 12:42:21