Le monde entier a célébré ce jeudi la Journée internationale de la femme. En République démocratique du Congo, plusieurs activités ont sanctionné cette fête. A Kinshasa, le rendez-vous a été pris pour le Palais du peuple où une cérémonie officielle y a été organisée.

La première dame de la République démocratique du Congo, Mme Olive Lembe Kabila a interpellé les hommes politiques congolais à contribuer à la promotion de la femme en bannissant l’égocentrisme. C’était à l’occasion de la journée internationale de la femme célébrée chaque 08 mars de l’année.
En effet La salle de congrès du Palais du peuple a servi de cadre ce jeudi à la commémoration de cet évènement. De nombreuses femmes venues de tous les coins et recoins de la ville-province de Kinshasa et vêtues toutes en pagne de circonstance dont les motif reprenaient le thème de la journée, ont pris part à cette grandiose cérémonie organisée par le ministère de la Condition féminine, sous le haut patronage de Mme la Présidente de la République, Mme Olive Lembe Kabila.
C’était en présence de tant d’autres invités de marque, parmi lesquels l’Ambassadeur William Lacy Swing, Armand De Decker et Mme Jaynet Kabila, Présidente de la Fondation Mzee Kabila. «La lutte contre l’impunité de la violence faite à la femme» est le thème choisi cette année pour cette journée.
Dans son mot de circonstance, Mme la ministre de la condition féminine a mis l’accent sur la lutte contre l’impunité tout en exigeant l’application effective de la loi sur les violences sexuelles. Elle n’a pas perdu de vue de remercier le Chef de l’Etat et le Premier ministre Antoine Gizenga pour l’avoir placé dans le gouvernement. Cela, a-t-elle laissé entendre, est une manière de penser à la promotion de la femme.
Pour sa part, Mme Olive Kabila, a recommandé l’éducation des adultes et la paix comme solutions aux violences faites à la femme. Pour sa part, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Rdc, William Lacy Swing, a invité les femmes à se soutenir la main dans la main car, dit-on, l’union fait la force.
Le numéro 1 de la Monuc a appuyé sa pensée par un adage lingala qui dit : « Mosapi moko esokolaka elongi te », traduisez : « un seul doigt ne lave pas la figure ». Le ministre de la santé, s’est quant à lui, attelé sur les conséquences qu’amènent la violence sur le plan sexuel, physique et moral. Dr. Victor Makwenge Kaput puisque c’est de lui qu’il s’est agi, a traité d’inhumain ces actes de violences faites souvent à la femme et la jeune fille pendant les guerres.

Sur la même lancée, Mme la présidente de la Fondation Mzee LD Kabila Jaynet a également déploré le fait que les femmes continuent à subir jusqu’à présent les violences de diverses natures. Elle a noté spécialement et avec beaucoup d’amertume, le cas de l’une d’entre elle qui a été sauvagement violée à Kinshasa, en pleine capitale, sur son lieu de travail, à la Haute Autorité des Médias et qui est toujours en Afrique du Sud pour les soins médicaux.
Les inégalités et autres harcèlements dont sont victimes les femmes ont constitué l’essentiel du message de l’honorable Vicky Katumbwa, déléguée de la plate-forme des parlementaires. Elle est ensuite revenue sur la parité qui est désormais un droit reconnu à la congolaise et qu’il appartient à elle seule de savoir s’en servir pour cesser de vivre en marge de l’évolution des affaires nationales.
Somme toute, dans l’ensemble cette cérémonie agrémentée par Maman Shabani, l’une des stars de la chanson chrétienne, s’est bien déroulée. et toutes les femmes se sont habillées en uniforme comme symbole de l’unité pour la lutte contre les violences sexuelles commises surtout à l’Est de la RDC pendant les guerres et la cérémonie s’est clôturée par la remise des fleurs à la première dame de la RDC Olive Kabila par le ministre belge à la coopération et au développement, Armand de Decker.
Gis/Aska/MMC
Last edited: 10/03/2007 12:41:15