Elle c’est Mme Lamangale ; victime d’accident de circulation occasionné par un véhicule de la Monuc à Kinshasa.

La journée internationale de la femme a été célébrée jeudi avec faste par certaines dames à Kinshasa, cela n’a pas été le cas pour d’autres. En effet, bien de femmes sont encore victimes de violences de diverses natures. Et aussi curieux que cela peut paraître, les victimes de ces violences sont abandonnées à leur triste sort, quelques fois au grand dam de l’autorité étatique et cherchent à se libérer de cette humiliation.
Mme Lamangale a été tamponnée par un véhicule de la Monuc le 17 juin pendant qu’elle était dans ses courses. Transportée à l’hôpital pour recevoir des soins appropriés, le médecin commis de la Monuc a minimisé les faits. A nos jours, la victime ne peut se déplacer sans béquilles. L’inefficacité des soins lui administrés a poussé celle - ci à saisir un cabinet d’avocat pour qu’elle obtienne un dédommagement.
Préalablement à cela, il était entendu qu’on procède à des examens, chose faite. La dame a beaucoup des fractures qui l’empêche de se déplacer décemment. Un médecin de la place dresse un rapport qui ne reflète pas la réalité, aux fins de voir la Monuc débloquer une petite somme de 2500 $ pour dédommager la victime, alors que la hauteur du préjudice va au-delà de cela.
Somme toute, la Monuc, devra revenir aux bons sentiments en procédant à un contre rapport pour évaluer l’étendue du préjudice qu’a subi la dame et au besoin l’indemniser au prorata de ce dommage.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo est encore une fois interpellé à ce sujet, surtout qu’il a intérêt à mettre en pratique la promesse qu’il a faite aux femmes congolaises au Palais du peuple, celui de les accompagner dans leur lutte contre les violences qu’elles subissent. N’est-ce pas là une autre forme de violence faite à la femme.
Il sied de souligner ici que Mme Lamangale n’est pas la seule victime des violences faites à la femme. Ce qui est surtout choquant pour le cas de cette quadragénaire, c’est le fait qu’elle passe nuit, ensemble avec sa progéniture, à la belle étoile devant les installations du quartier général de la Monuc, attendant toujours entrer dans ses droits et ce, depuis bientôt un mois. La Monuc fera mieux de chercher à mettre un terme à une telle situation, qui non seulement l’humilie mais entame en même temps sa crédibilité vis-à-vis du peuple congolais.
Certes, l’on ne remet pas en question tous les efforts que cette mission a consentis pour que la paix règne au Congo. Mais notre souhait est que la Monuc préserve l’image lui reconnue et qu’elle quitte la Rdc la tête haute.
(Ern.)Le Potentiel
Last edited: 09/03/2007 15:35:39