Le processus de pacification des dernières poches d’insécurité à l’Est de la Rdc est dans la phase des négociations directes entre les autorités militaires et les groupes guerrières, a reconnu le porte-parole de la Monuc.
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Les efforts de paix déployés à l’est du pays portent ses fruits. Au lieu d’user de la force, le gouvernement, appuyé par la Monuc utilise le dialogue. Après le revirement de Peter Karim, obtenu grâce à l’opération « Ituri, district sans armes », l’attention est portée vers le plateau de Minembwe dans le Sud-Kivu.
Des précisions ont été fournies mercredi au cours du point presse de la Monuc. Selon le lieutenant-colonel Didier Rancher, porte-parole militaire de la Monuc, « Peter Karim a repoussé l’envoi d’un second groupe de 130 miliciens à samedi 10 mars 2007 ». Il a demandé l’aménagement par les Fardc du général Mayala d’un couloir sécurisé par la Monuc, entre Bondu et Libi dans le territoire de Djugu en Ituri. A ce sujet, la Monuc a constaté que certains petits groupes des miliciens du FNI se préparent déjà à venir rejoindre le processus DDR. Le porte-parole militaire précisé que la « Monuc est optimiste sur la poursuite de cette opération, même si elle reste prudente et réaliste car les miliciens n’ont plus d’approvisionnements et ont faim ».
Le lieutenant-colonel Didier Rancher a indiqué aussi que la population en Ituri commence à rentrer dans ses villages, suite au désarmement des éléments des FNI ; notamment à Sanduku, près de Fataki où 60 % des habitants sont revenus, malgré que leurs récoltes aient été détruites.
Sécuriser les négociations de Minembwe
Le porte-parole militaire de la Monuc s’est réjoui de la réaction rapide des casques bleus, en appui aux Fardc, de la base mobile à Kanyola au Sud-Kivu, laquelle a empêché une action des Fdlr qui se préparaient à kidnapper des personnes près de ce village du territoire de Walungu.
Il a dit que la présence de la Monuc dans ce secteur sensible rassure les populations qui ont encore peur d’éventuelles actions armées. Le lieutenant-colonel Didier Rancher a salué également le déploiement d’une autre base mobile opérationnelle dans le secteur de Minemhwe sur les hauts plateaux « pour aider le gouvernement à poursuivre les discussions commencées avec les chefs du groupe des 47 et du groupe Moranvia ».
Parlant de la situation sécuritaire sur le reste du pays, le porte-parole a précisé qu’au Nord-Kivu, un groupe de 258 Maï-Maï du groupe Jackson se sont rendus aux Fardc à Kanyabayonga. L’aide de la brigade du Nord-Kivu de la Monuc a permis d’assurer leur sécurité et leur transport vers le camp de Rumangabo, avant d’intégrer le processus de brassage.
Il a conclu que 370 Maï-Maï ont rejoint les différents points de regroupement. Toutefois, la situation reste volatile au Nord-Kivu où près de la base de Rumangabo, un court accrochage a eu lieu entre deux patrouilles Fardc et Fdlr, le 5 mars dernier, sans pour autant faire des victimes. Mardi 6 mars dans la matinée, un groupe de Fdlr/cadres a attaqué une compagnie de la brigade mixée « A » à Kalembe pendant qu’un second groupe pillait le village. Les agresseurs se sont ensuite enfuis après que les deux compagnies des Fardc aient repris le poste.
Au Katanga, la Monuc a effectué des déploiements rapides de forces dans diverses localités, pour marquer sa présence et dissuader d’éventuelles troubles organisées par les anciens Maï-Maï du groupe Gédéon. A ce sujet, la Monuc s’est félicitée de la présence active et préventive sur le terrain des autorités des Fardc de la 6ème région militaire, notamment celle du général André Kinkela.
(Th)
EYENGA SANA/Le Potentiel
Last edited: 08/03/2007 14:03:34