Le Premier ministre apparu l’objet de la duperie du leader du parti Unafec, dans sa présentation d’un candidat ministre fictif désigné au Commerce, vient de saisir le Procureur général de la République pour ouvrir un dossier judiciaire sur l’affaire.

Ce qu’il est convenu désormais d’appeler « l’affaire du ministre fantôme », à savoir la vraie fausse démission de monsieur Kasongo Ilunga a peine nommé ministre du Commerce extérieur, constitue un feuilleton à rebondissements qui trahit l’incurie de notre classe politique.
Mais, dans un Etat de droit, on ne se répand pas en jérémiades. On saisit les cours et tribunaux pour régler les litiges et chantier, le cas échéant, les coupables.
C’est ce qui a compris le Premier ministre, Antoine Gizenga, qui, pour que toute la lumière soit faite autour de cette rocambolesque affaire, a saisi par écrit le Cabinet du Procureur général de la République. Et preuve que le patriarche stratégiques, il l’a fait juste après la cérémonie d’investiture à l’Assemblée nationale.
Désormais donc, il appartient à la justice de dire si, comme il apparaît a première vue, Kisimba Ngoy, juriste chevronné et ancien ministre de la Justice et ancien garde de sceaux, a foulé les lois de la République dans cette sombre affaire. Même Si, rien ne semble acquis d’avance car le concerné qui ne manque pas de talents dans l’art du bagou, va sans doute, síinvestir pour renverser la vapeur.
Entre-temps, Kyungu limoge le même Kisimba...
Les malheurs de l’ancien bâtonnier ne s’arrêtent pas à cette plainte du Premier ministre.
En effet, comme si cela ne suffisait pas, samedi passé, la base de l’Unafec conduite pas le pas définitivement cuites non moins tonitruant car, comme à ses Kyungu wa Kumwanza, a décidé de limoger le même à ses habitude il faut s’attendre décidé de limoger le même Kisimba Ngoy de la présidence nationale de ce parti politique.

Encore une foi, les carottes ne sont peut – être pas définitivement cuites car, comme à ses habitudes, il faut s’attendre à une réaction virulente du « limogé » qui va tenter de retourner la situation en sa faveur. Mais, comment l’ancien bâtonnier pourra –t-il opérer un retournement de situation quant on sait que Kyungu wa Kumwanza, toujours égal à lui –même, a réussi à noyauter les deux plus importantes bases de l’Unafec, à savoir celle de kinshasa.
De la confusion à la crise au sein de l’Unafec
Le député Honorius Kisimba Ngoy a eu tort de braver l’un de ses adjoints, le populiste et imprévisible Gabriel Kyungu wa Kumwariza. Connu pour ses méthodes va-t-en guerre, Gabriel Kyungu à déboulé à Kinshasa, vendredi 2 mars, muni de ce qu’il dit être un mandat de la base »... katangaise.
Samedi 3 mars, il a réuni les instances supérieures de l’UNAFEC (membres du bureau politique, représentants des provinces, députés UNAFEC) et même des représentants de la... base du parti.
Le bras de fer..
On se souvient que le même Kyungu, président de la fédération du Katanga et Vice président national de l’UNAFEC, avait lancé un ultimatum au président national Kisimba Ngoy à la suite de l’affaire Kasongo Ilunga, nommé ministre du Commerce extérieur et dont nul n’arrivait à présenter le visage. Kyungu avait demandé à son président de demander pardon au chef de l’Etat et au Premier ministre pour les avoir induits en erreur. Et il lui donnait 48 heures à cet effet. L’Hon. Kisimba désormais au centre de cette crise a réagi à la manière du berger à la bergère. Et Kyungu qui n’aime pas du tout être contesté, a dressé la « base qui compte contre » le député national. Le bras de fer... Le « conseil de crise » qui s’est réuni, samedi 3, a tranché. Le communiqué sanctionnant la session et lu par Me Pierre Sabi est laconique :
Kisimba Ngoy est exclu du parti et Gabriel Kyungu en devient le président. Le nouvel homme fort de l’UNAFEC qualifié l’acte d’avoir proposé au Chef de l’Etat et au Premier ministre un ministre, un certain André Kasongo Ilunga aujourd’hui

introuvable d’opprobre. « Kisimba Ngoy n’a pas été en mesure de nous montrer le fameux André Kasongo Ilunga ». « On a vu un François, un Richard, mais où est André dont a parlé le Premier ministre Antoine Gizenga qui veut voir cet Andre Kasongo Ilunga ? Non, cela ne peut pas perdurer, voilà pourquoi la base m’a mandaté pour tirer l’affaire au clair », a déclaré Kyungu par ailleurs président de l’Assemblée provinciale du Katanga.
« C’est fini »
« C’est fini avec la manière cavalière dont Kisimba Ngoy conduisait le parti. C’est fini avec toutes les manoeuvres de mauvais goût, la malhonnêteté, l’anarchie, l’égoïsme, la dictature et l’incompétence de Kisimba Ngoy qui sont de nature à nuire la gestion du parti », explique Kyungu.
Reste que célèbre avocat, Kisimba n’a pas encore dit son dernier mot. Déjà, il a eu les mots assez forts pour qualifier le geste de Kyungu « prédation ». Expliquant que son parti ne cherche qu’à se faire reconnaître des droits à la suite de la victoire aux élections », une action devant la moindre petite juridiction du pays pourrait gratter les statuts de l’UNAFEC et chercher à savoir si la « base » dont Kyungu se réclame est. qualifiée pour révoquer un président national. On rappelle un précédent: Olivier Kamitatu Etsu fut défenestré comme secrétaire général du MLC par le « Chairman » JPBG avant d’être... réhabilité par la justice. C’est vrai qu’il n’en a plus rien voulu. que ce n’est plus la confusion, c’est désormais la crise alors que les Balubakat, hier fiers de leur harmonie, se sentent désormais outres par ce théâtre.
Tshingombe Lukusa/Le Soft International/Le Palmarès
Last edited: 05/03/2007 16:32:22