Les observateurs tant congolais que britanniques, font de plus en plus le rapprochement entre ce qui est arrivé à Londres le 16 février dernier et le supplice du directeur de cabinet du Chef de l’Etat d’alors, Léonard She Okitundu.

A ce sujet, l’ambassadeur a toujours prétendu n’avoir pas eu l’information sur la visite de She Okitundu à Londres. C’est pour dire que si elle savait, elle aurait pris des mesures de sécurité. Un de ses collaborateurs a même été sanctionné pour avoir retenu l’information sur l’arrivée de She Okitundu à Londres.
Mais, cet agent, dans un mémo adressé à Mme l’Ambassadeur, soutient la main sur le cœur et faisant appel à la chrétienté de l’Ambassadeur, dit que celle-ci était bel et bien informée, non seulement de la visite de She Okitundu, mais de ce qui l’attendait. Peut-on conclure que la représentante du Congo à Londres donnait sa caution aux agresseurs du directeur de cabinet du chef de l’Etat de son pays? Ce qui est vrai et remarquable, c’est qu’à l’Ambassade du Congo à Londres, l’effigie du chef de l’Etat n’existe pas. C’est un langage.
On peut tout accepter, mais pas jusqu’à ce point. Les auto-rités britanniques n’ont pas encore oublié la lettre manuscrite de l’ambassadeur du Congo à Londres pour leur annoncer la visite du vice-président Ruberwa. On ne doit pas continuer à salir l’image de la Rdc par des ambassadeurs visiblement de mauvaise foi.
Des représentants du Congo contre le Congo
Mais là où les autorités britanniques ne comprennent rien, c’est la transformation de l’Ambassade en un lieu d’organisation d’actions de sape contre le gouvernement et le chef de l’Etat. Le l6 février dernier, un groupe de Congolais, le même qui avait attaqué She Okitundu, est entré dans l’ambassade pour violenter les diplomates congolais qui ne sont pas en odeur de sainteté avec l’Ambassadeur.
Il s’agit essentiellement des diplomates que Mme l’Ambassadeur veut voir partir ailleurs. Il y a eu une confusion générale à l’ambassade. Fait étonnant, le chef de la mission diplomatique congolaise n’a pas osé appeler la police. Comme explication à son attitude, c’est que ces diplomates n’étaient plus de sa juridiction et par conséquent, elle n’avait plus le devoir de les protéger.
Et pourtant, même permutés, ils restent des Congolais vivant encore à Londres. S’ils ne pouvaient trouver sécurité à leur ambassade, où pourraient-ils encore la trouver ? Comme si cela ne suffisait pas, l’ordre a été donné pour que les logeurs des diplomates illégalement permutés, sans tenir même compte de la scolarité des enfants, de les jeter dehors.
Du poison pour exterminer les Congolais ?
Au même moment, les Congolais de Londres sont dans la psychose. On a fait une fuite d’information selon laquelle on aurait arrêté un diplomate congolais avec du poison soi-disant pour exterminer les Congolais. Cette information ressemble bien à un canular dont le but est de non seulement créer la psychose, mais aussi de vouer aux gémonies certains diplomates jugés indésirables par Mme l’Ambassadeur.
Car, lorsqu’on arrête un diplomate, on doit faire une note verbale. Cette note verbale n’existe pas en ce qui concerne le prétendu diplomate congolais arrêté. C’est dans cette psychose qu’est intervenue l’expulsion de 38 Congolais de Londres.
Mme l’ambassadeur en sait quelque chose. Mais, on fait dire dans son entourage que c’est Joseph Kabila qui avait affrété l’avion pour que l’on expulse les Congolais de Londres. Et pourtant, selon les informations en notre possession, les tenants lieu de passeport qui ont servis à l’expulsion des Congolais avaient été signés par un certain Mefalezi, très proche des milieux du Mlc et de Mme l’Ambassadeur.
La situation de Londres nous sert de thermomètre pour juger le travail de sape auquel s’adonnent certains diplomates, produits de 1+4. Si le gouvernement ne revoit pas la situation d’urgence, il faudra s’attendre à des surprises. Car, on parle même des chefs des missions diplomatiques congolais qui s’adonneraient au trafic d’armes.
A bon entendeur...
L’Avenir
Last edited: 05/03/2007 17:48:25