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Bonjour | 10/01/2009 1:42 | English Make DC Home page | RSS feed

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Non seulement le gouvernement congolais n’encaisse rien, parce que tout se vend par contrebande, mais aussi près de 30.000 Congolais travaillent dans la production de l’or pour un salaire de 5 dollars le jour. Les réseaux créés pendant la guerre fonctionnement comme si rien n’avait changé, révèle un rapport des experts des Na­tions Unies. 7 à 10 avions par jour partent de Miabi à Goma avec à bord près de dix tonnes de cassitérite qui disparaissent en fin derrière la frontière rwandaise. Même le Burundi est devenu la destination de l’or congolais.

Si on n’arrête pas le pillage dans lequel sont impliqués certains anciens chefs rebelles, il sera difficile au gouvernement de faire mieux.

Il est une bonne chose que les parle­mentaires des Grands Lacs se réunissent et pren­nent des résolutions. Mais il est plus important que les dirigeants de différents pays de la région aillent plus que les bonnes Intentions décla­rées. La paix dans la région, comme l’a souligné à propos le chef de l’Etat congolais, Jo­seph Kabila, mais il n’y aura pas de démocratie sans res­pect de l’intangibilité des fron­tières.

L’Onu avait clairement fait remarquer que la guerre menée contre la Rdc avait entre autre but l’exploitation illégale des ressources naturelles de la Rdc. Si ce pillage continue après la guerre, c’est qu’on n’est pas sorti de l’auberge.

C’est une respon­sabilité énorme pour le nouveau gouvernement qui ne doit pas se laisser distraire par des résolu­tions des forums qui peu­vent paraître comme une façon de gagner le temps. Il nous revient du rapport des experts de l’Onu que sept à dix avions partent chaque jour de Mubi a Goma. Les tonnes de cassitérite que contien­nent ces avions prennent la destination de Kigali. Il va de soi que le gouvernement congolais ne bénéficie rien de l’exploitation et l’exportation de ces mine­rais. Car, tout se fait par contrebandes qui utili­sent les réseaux mis en place pendant la guerre.

Le Congo et les con­golais exploités

On remarque le même mouvement de contrebande en ce qui concerne l’or et le dia­mant. Dans ce domaine, les pratiques de la guerre se poursuivent. La sortie illégale des minerai n’a pas ralenti. Telles sont les conclusions du dernier rapport du groupe d’ex­perts des Nations Unis­. Dans ce domaine également, le gouvernement congolais ne tire aucun dividende de la sortie massive des ressources de  son sous-sol. Si à cause des complicités très faciles à établir, le gouvernement de la transition n’a pas fourni d’efforts pour mettre fin à ce pillage, le gouvernement de la troi­sième République doit s’y appliquer avec diligence. Ce n’est pas seulement la Rdc qui est exploitée, mais aussi sa population.

Il nous revient que plus de 30.000 Congolais sont uti­lisés dans l’exploitation de l’or et du diamant pour une rémunération dérisoire de 4 à 5 dollars par jour. Et parfois, pour avoir un peu plus d’argent pour faire face à certains problèmes, les creuseurs sont obligés de se faire payer d’avance. Le reste des jours, ils travaillent rémunération. C’est la situation qui est observable particulièrement  90% de l’or et du diamant produit dans cette partie de la République vont vers Kampala et dans une certaine mesure vers  Kambala et dans une certaine mesure vers Dubai. Les mineurs - il y en a plusieurs dizai­nes de milliers - en restent les principales victimes.

Comme s’il ne suffi­sait pas de travailler sans salaire, les creuseurs sont soumis à diverses taxes pour nourrir soit les an­ciens chefs des milices, soit de miliciens eux-mê­mes en lieu et place de ceux qu’ils engagent pour surveiller les mines.
Dans le Nord-Kivu, apprend-on de la même source, la présence des lnterahamwe est égale­ment liée à l’exploitation des ressources minières. La terreur instaurée par les rebelles a permis cette exploitation sous la barbe de la population qui ne de­mande pas mieux que la fin de ce régime de pillage. Ainsi par exemple, autour de Walikale, la population locale se trouve confrontée  à deux sociétés minières pro-rwandaises qui se disputent l’exploita­tion de la cassitérite.

Du­rant la guerre, la firme sud­ africaine Mining Processing Congo aida l’aile commerciale de l’ar­mée rwandaise à faire sor­tir du Congo la contrebande de ce minéral. Le Groupe Minier Bangandula, quant à lui, appartient aux riches « frères Makabuza », qui en­tretiennent d’étroites rela­tions avec les ex-rebelles du Rdc-Goma peut-on lire dans le site http://www.intal.be  

Ce réseau serait constitué aux trois-quarts d’opérateurs qui, échap­pant à toute taxe et impôt, font passer frauduleuse­ment le minerai au Rwanda. Et c’est le Rwanda qui exporte les minerais congolais.

Il ne manquait que le Burundi

C’est la preuve que les pays qui avaient occupé le Congo, n’ont jamais cessé de se servir, mieux à tirer profit de cette occu­pation. C’est ainsi que la province du Sud-Kivu exploitation illégale. « Dans certaines parties de la pro­vince, des éléments de la milice FDLR ( partisans des tristement célèbres Interahamwe) se sont ap­propriés des mines, ce qui contribue à la poursuite de violents conflits. Ailleurs, et principalement dans la ville minière de Kamituga, des tensions sociales persis­tent en raison des taxes et impôts illégaux auxquels les mineurs restent sou­mis ».

La même source souligne que, l’or du Sud ­Kivu prend la destination du Burundi. Bujumbura serait un paradis fiscal avec ses taxes douanières défiant toute concurrence. Il n’y a pas de licence d’ex­portation (dont le coût Se­rait de 75.000 Usd en Rdc) exigée aux exportateurs. Cela fait courir. Mais c’est le Congo qui perd tout. Voilà des dossiers qui de­vraient constituer l’ordre du jour des rencontres entre les pays de la région. « La firme exportatrice Delta Force de Kamituga est ici principalement concernée.

Les quantités de minéral passées en contrebande sont considérables. La Fédération des Entrepri­ses du Congo (FEC) éva­lue cette évasion des ressources minières congo­laises à 500 kilos d’or par mois. Soit plus ou moins 8 à 9 millions de dollars qui échappent au trésor con­golais. Nous lançons donc un véritable SOS. Car, cette fois ou jamais, volta un domaine où l’on doit mettre fin à la récréation.

(Ern.)

L’Avenir

Last edited: 04/03/2007 10:01:05

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