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Bonjour | 04/07/2009 16:01 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’Assemblée nationale a levé l’option d’un moratoire pour permettre à tous ceux qui disposent de la double nationalité de se conformer aux dispositions constitutionnelles. Passé ce délai, la justice agira. Entre­-temps, une ouverture est faite, envisageant peut-être une modification de cette même disposition constitu­tionnelle qui proclame la « nationalité congolaise une et exclusive ». Mais la diaspora ne l’entend pas de cette oreille. Elle profite de cette brèche pour saisir une opportunité qui, selon les défenseurs de la thèse de la double nationalité enrichit la « diplomatie con­golaise ». Le débat est relancé. Sur une requête d’un parti po­litique, le CCU, allié à l’Alliance de la majorité présiden­tielle, AMP, les anciens candi­dats gouverneurs des provinces du Kasaï Oriental et Occiden­tal, avaient été invités à se conformer à la loi au risque d’être disqualifiés. Il leur avait été reproché de détenir une double nationa­lité, allant ainsi à l’encontre des dispositions légales de la Loi électorale.

Mais aussi de l’ar­ticle 10 de la Constitution por­tant sur la Nationalité et qui est ainsi libellé : « La nationalité congolaise est une et exclu­sive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre.

La nationalité congolaise est soit d’origine, soit d’acquisition individuelle. Est congolais d’ori­gine, toute personne appar­tenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présente­ment la République démocra­tique du Congo) à l’indépen­dance. Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance d’acquisi­tion, de perte et de recouvrement de la nationalité.

Cette requête adressée à la Commission électorale indé­pendante a fait l’effet boule de neige. Et comme si on venait d’ouvrir la boîte à Pandore, le député Makila du MLC saisit cette opportunité pour porter le débat devant l’Assemblée na­tionale.

Bien plus, il exigea la réouverture des dossiers de tous les députés. Mieux, de tous les parlementaires pour que ceux qui tomberaient sous le coup de double nationalité soient invalidés. Au-delà, le même exercice devrait s’impo­ser au sein de toutes les institu­tions nationales afin de déceler les éventuels « fraudeurs » pour qu’ils subissent la rigueur de la loi.

Une motion qui ressem­blait à un véritable cocktail dé­tonnant dans la mesure où plu­sieurs personnes seraient concernées. On reparla de nou­veau de la « Congolité », ce concept qui avait déjà mis le feu à la case pendant la période électorale. Et le pire envisagé devrait conduire à la révision possible de tout le processus électoral si des cas d’irrégula­rités s’avéraient exacts et nom­breux.

Devant l’intérêt supérieur de la nation et pour ne pas perturber le processus politique face au danger de l’interpréta­tion sélective de cette question, une décision politique est intervenue. Un moratoire de trois mois a été accordé à tous ceux qui se trouveraient dans cette situation de double nationalité pour se conformer à la loi. Entre-temps, une équipe res­treinte est mise sur pied afin de vider le côté juridique du problème. La Constitution sera-t-­elle amendée à la fin du mora­toire?

Le son de cloche de la diaspora

En réponse à cette interrogation, les Congolais vivant à l’étranger viennent de se don­ner de la voix. Selon notre compatriote Mwila Tshiyembe, les congolaises devraient s’ap­pesantir sérieusement sur cette question au risque de pénaliser plus d’un million de Congolais vivant à l’étranger.

Mais qui pour des raisons multiples, liées souvent à leur état social du jour, disposent d’une autre na­tionalité. Cependant, ils ne tien­nent pas à perdre leur nationa­lité d’origine, c’est-à-dire con­golaise.

Notre compatriote va plus loin en précisant que le fait de détenir une double nationa­lité constitue même une ri­chesse pour la diplomatie con­golaise. Il demeure convaincu que cette « politique d’exclusion » est porteuse des élans de frustration susceptibles de déboucher sur des conflits ar­més pour revendiquer la natio­nalité congolaise.

Allusion faite certainement au « phéno­mène Banyamulenge » avec toutes les conséquences désas­treuses connues de tous les Congolais. Pour Tshiyembe, ceux qui revendiquent cette double nationalité demeurent des Congolais d’origine, facile­ment identifiables. Et croire qu’adhérer à cette proposition équivaudrait à ouvrir les fron­tières de la RDC et les portes de la Nationalité à tous les oiseaux de mauvais augure se­rait de la « fumisterie ».

(Th)

Le Potentiel

Last edited: 04/03/2007 08:13:52

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