Cet homme qui doit son sobriquet de « Terminator » aux nom­breux actes d’atteinte aux droits de l’homme, estime que le processus électoral qu’a connu dernièrement le Congo n’est pas suffisant. il faut, estime-t-il changer les choses par un recours aux armes. Il s’engage à mener cette nouvelle guerre. Il pro­met de n’arriver dans ce pays que pour prendre le pouvoir. En termes clairs, on ne doit pas attendre Honoré Ngbanda venir s’impliquer dans le processus démo­cratique. Car, les élections lui font peur.

La question que plus d’un se posent, est de sa­voir avec qui et quels moyens, l’ancien conseiller spécial de Mobutu sera-t-il capable de mener et de réussir cette guerre ? A la question de savoir ce qu’il aura comme arrière base pour sa guerre, il compte sur le changement d’attitu­des sur le continent et dans le monde. Au niveau natio­nal comme à l’extérieur du pays, Honoré Ngbanda s’engage dans une diploma­tie de sape. Comme il est certain de ne pas être écouté, notamment à cause , de son passé, Honoré Ngbanda entend faire par­ler des faits. C’est ainsi que fonctionne déjà la stratégie de grossissement et de dé­formation systématique des faits et gestes dans le pays. Compte tenu de la gravité des déclarations qu’il a fai­te, Honoré Ngbanda vou­drait donner l’impression qu’au niveau du pays, il n’a pas d’alliés ni de suppôts.

Cependant, force est de constater que Honoré Ngbanda s’appuie sur tou­tes les actions de l’UN et sur les accusations de cette plate-forme pour mener sa diplomatie de sape. Hier c’était La cause de Me Thérèse Landu, arrêtée dans le cadre des événements de l’incendie de la Cour suprême de justice. Il pré­sente cette arrestation comme la preuve que le ré­gime de Kinshasa n’est pas démocratique. Il a exploité également les accusations sans preuves de fraude électorale et la corruption devenue le refrain quoti­dien de l’UN et particulière­ment du Mlc. Aujourd’hui, il a fait sien les événements du Bas-Congo. Connais­sant l’homme et partant de l’exploitation qu’il fait de ces événements, on peut dou­ter qu’il s’agisse là des faits du hasard.

Battre le fer quand il est encore chaud

Le gouvernement congolais doit prendre cela comme un signal très fort. Honoré Ngbanda est capa­ble de multiplier au pays ce genre d’évènements qui lui permettront d’avoir des ar­guments contre le régime issu des urnes. Il est temps que l’autorité congolaise se comporte en chat échaudé, au point de craindre l’eau froide. Car, on avait vu un J.p Bemba, parti du pays sans même un petit groupe de scouts, revenir au pays à la tête d’une prétendue armée de libération. Il en est de même de Z’Ahidi Ngoma et ses amis du Rcd, parti du pays pour des soins en France, il s’est retrouvé à la tête d’un mouvement re­belle. Le changement des circonstances n’a pas fait de tous les voisins du Congo des amis. Il faut, dans le cadre de la paix voulue comme toile de fond de la refondation du Congo, qu’on mette sur la ta­ble le problème de Honoré avec le pays qui l’héberge. La recréation doit se terminer de ce côté.

L’Avenir