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La prison du territoire de Watsa dans la province Orientale vient de connaître une évasion de six prisonniers militaires. La plupart des établissements pénitentiaires de l’Intérieur du pays ne sont pas du tout sécurisés. L’effectif des agents, souvent de la Police nationale congolaise, commis à leurs garde et protection est, dans la plupart des cas, très réduit. Alors que ces prisons abritent des criminels et autres bandits de grand chemin. Qui ne laissent passer aucune occasion pour s’évader. Surtout que ces maisons carcérales se trouvent pratiquement toutes dans un état de délabrement inquiétant facilitant ainsi les évasions.

La prison du territoire de Watsa dans la province Orientale vient de connaître une évasion de six militaires dont deux condamnés à la peine capitale et deux autres à cinq ans de servitude pénale principale, signale radiookapi.net dans sa livraison d’hier mardi 27 février. Ces militaires ont été condamnés à de lourdes peines en décembre dernier pour trafic d’armes et de munitions de guerre.

La source renseigne que les murs de la prison sont consti­tués de briques adobes. Et que les évadés, qui étaient enfermés dans la même cellule, ont creusé un trou dans le mur arrière.

Cela, après « avoir uriné à tour de rôle sur le mur au point de ramollir la terre », selon la même source. Laquelle rapporte que, selon le président du tribunal de paix de Watsa, « ce qui leur a permis d’enlever les bri­ques et de s’échapper ». Et de poursuivre que ces prisonniers ont également profité de la cou­pure de courant électrique à la prison et de l’insuffisance de gar­diens.

Pour sa part, le juge Midago du Tribunal de paix a fait remarquer que la prison de Watsa n’est gardée que par deux poli­ciers. Et de noter : « Il est diffi­cile pour eux d’assurer un con­trôle efficace d’un bâtiment aux dimensions d’un terrain de football ». C’est pourquoi, d’ailleurs, le président du tribu­nal de paix de cette cité aurifère craint que d’autres cas d’évasion ne puissent être enregistrés à cause de l’effectif réduit des gardiens, rapporte Radio Okapi.

De son côté, l’administra­teur du territoire de Watsa, Dieu­donné Mukeli, a fait savoir que « d’autres facteurs ont favorisé la fuite de ces prisonniers. Il est question notamment de la longue distance qui sépare Watsa de Kisangani où les pri­sonniers devraient se rendre pour comparaître devant les juges, du manque d’avocats dans le territoire et de mauvai­ses conditions de détention ».

Il va sans dire que le gou­vernement devra tout mettre en oeuvre pour réhabiliter les mai­sons carcérales à travers la Ré­publique démocratique du Congo. La sécurité des populations en dépend.

Car, les prisonniers évadés constituent un danger public. La situation de Watsa n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Notamment la prison de la ville de Bandundu où la toiture a été emportée par le vent et dont une partie est squattée par les hom­mes en uniforme, ainsi que celle de Boma dans la province du Bas-Congo dont l’écroulement des murs est imminent.

(Yes)

Olivier Dioso/Le Potentiel

Last edited: 28/02/2007 14:00:40

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