Les médecins explorent de nouveaux moyens de traitement et prévenir l’infection par le Vih surtout dans les pays pauvres où les thérapies sont chères et où le Sida reste tabou, empêchant les gens de se soigner.
Traiter l’herpès génital pourrait également permettre de maîtriser le virus du SIDA chez les femmes souffrant des deux infections et pourrait limiter la transmission du HIV, selon une étude publiée jeudi dans la revue « New England Journal of Medicine ».
Nombre de personnes infectées par le VIH/SIDA le sont également par le virus de type 2 de l’herpès (HSV2), et les chercheurs savent depuis longtemps que les plaies situées sur les organes génitaux peuvent faciliter infection par le VIH ainsi qu’accroître le risque de transmettre le virus à d’autres personnes.
Mais dans l’étude conduite en Afrique, les femmes qui étaient traitées avec du valacyclovir voyaient leur charge virale VIH baisser dans le sang et les sécrétions vaginales. Les auteurs n’ont pas recherché si la molécule réduisait directement la transmission du virus du SIDA mais il semble que moins on est infecté par des virus, moins on risque de les transmettre.
Les médecins explorent de nouveaux moyens de traiter et prévenir l’infection par le VIH, surtout dans les pays pauvres où les thérapies sont chères et où le SIDA reste tabou, empêchant les gens de se soigner. Les chercheurs, qui ont récemment découvert que la circoncision réduisait le risque de transmission, espèrent que ce sera pareil avec le traitement contre l’herpès.
On compte 4,3 millions de nouveaux cas d’infection VIH dans le monde chaque année; des études ont montré que l’herpès pouvait multiplier par trois le risque d’être contaminé et accroître celui de transmettre le VIH.
L’étude, menée par des scientifiques français, britanniques et burkinabés et financée par l’Agence nationale de recherches sur le SIDA (ANRS, française), a porté sur 140 femmes du Burkinasa Faso positives au VIH et au HSV-2, qui ne recevaient pas de traitement contre le SIDA.
Celles qui ont pris du valacyclovir pendant trois mois ont vu leur charge virale diminuer dans le sang ainsi que dans les sécrétions vaginales, alors qu’elle augmentait chez celles qui prenaient un placebo.
Une autre étude en cours, financée par la Bill and Melinda Gates Foundation, devrait dire Si l’antivirus acyclovir contre herpès peut réduire la transmission du HIV.
L’Avenir/AP
Last edited: 24/02/2007 13:56:34