Le procès des assassins présumés du journaliste Franck Ngyke et son épouse piétine toujours près de quinze mois après le meurtre dont le tribunal de garnison militaire de Matete cherche à établir les responsabilités.

L’audience prévue le mercredi 21 février dernier, consacrée à la poursuite de l’instruction du procès des assassins présumés de Franck Ngyke et de son épouse Hélène à la garnison militaire de Kinshasa/Matete à Lemba/Echangeur, n’a duré qu’une demi-heure. Toutes les parties au procès étaient présentes, à l’exception des représentants de l’Etat congolais qui ont déserté le prétoire il y a belle lurette.
Le ministère public a, au cours de cette brève audience, sollicité du tribunal la remise de l’audience à la huitaine. Ceci, a-t-il expliqué, pour lui permettre de continuer à bien mener son travail prévu dans le cadre de son instruction complémentaire.
Il convient de rappeler ici que le ministère public doit entendre certaines personnes jugées utiles par la partie civile Franck Ngyke ainsi que d’autres considérées comme clé dans l’instruction, car leurs noms étant abondamment cités, dans les déclarations des prévenus. Objectif visé : éliminer des zones d’ombres dans ce dossier.
Après débat sur cette sollicitation, il a été convenu contradictoirement que la remise soit fixée à la quinzaine, soit le 7 mars prochain. Cela permettrait au ministère public de vider les devoirs qu’il s’était prescrits et de faire œuvre utile à la date convenue. Par ailleurs, un avocat de la défense a sollicité la liberté provisoire pour son client, sieur Paulin Kusungila, joint il y a peu aux tris prévenus avec comme infraction : association de malfaiteur à la clé.
Selon son conseil, son client a toujours témoigné sa coopération avec le tribunal depuis l’ouverture du dossier. Il a toujours comparu volontairement chaque fois que le tribunal avait besoin de lui. En outre, son domicile est connu de la justice. Une raison de plus pour ce père de famille de vaquer à ses occupations en attendant la reprise du procès à la quinzaine.
Cette demande a été tout simplement rejetée par le ministère public qui a estimé lourde l’infraction qui pèse sur lui. Il est inutile de courir le risque de soustraction à la justice une personne qui encourt une lourde peine en rapport avec l’association de malfaiteurs. Le rendez-vous reste pris pour le 7 mars prochain.
(Yes)H.K./Le Potentiel
Last edited: 24/02/2007 12:51:31