Rebondissement dans le dossier qui défraie la chronique du ministre Unafec fictif proposé au Commerce extérieur : Kyungu wa Kumuanza est monté au créneau au nom du Katanga pour dénoncer les turpitudes de Kisimba Ngoy.

Le mystère qui persiste dans l’affaire ministre Unafec fictif au Commerce extérieur a provoqué le premier obstacle que le Premier ministre Antoine Gizenga a rencontré dans son face à face avec les députés de l’Assemblée nationale à l’occasion de sa présentation du programme gouvernemental.
L’omission par M. Gizenga de la citation du titulaire au ministère du Commerce extérieur dans l’appel nominal des membres du gouvernement a, en effet, provoqué une vigoureuse réaction particulièrement de faucons du groupe parlementaire du camp Un. Des explications ont été exigées séance tenante au chef du gouvernement pour fournir aux membres de l’Assemblée nationale toute la lumière sur la confusion autour du candidat ministre controversé.
Coup de colère de Kyungu wa Kumuanza
Un débat houleux a agité la plénière autour de la question. Le Premier ministre allait-il révéler les éléments permettant de comprendre les tenants et aboutissements du dossier. Etait-il prêt à cet exercice imprévu dans les points de l’ordre du jour de la séance ? Le Président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe a raisonné les députés protestataires en leur expliquant que pour une bonne méthodologie du travail et pour ne pas entraver le déroulement du point principal de la plénière, le Premier ministre répondrait à l’ensemble des préoccupations que les députés allaient exprimer sur tout le cérémonial de présentation du programme gouvernemental.
Voilà que dans l’attente des explications du Premier ministre un son de cloche extérieur sur le même dossier a comme relancé le débat public sur le controversé sujet. L’opinion a été informée, en effet, par la percutante déclaration du président de l’Assemblée provinciale du Katanga, M. Kyungu wa Kumuanza, réagissant sur l’affaire en demandant au leader du parti Unafec, en l’occurrence le député national et ancien ministre de la Justice, M. Kismba Ngoy, de présenter des excuses au Premier ministre pour lui avoir transmis un candidat fictif pour le gouvernement qu’il devait former.
Bien plus que cela, M. Kyungu wa Kumuanza, est allé jusqu’à donner un ultimatum de 48 heures à M. Kisimba Ngoy pour présenter les excuses lui conseillées, à défaut de quoi le parti Unafec allait prendre ses dispositions pour le sanctionner dans le cadre de la discipline au sein de la formation politique, à cause du discrédit que celle-ci a subie du ait du dossier et ses fâcheuses retombées, tel le préjudice de l’absence actuelle d’un poids lourd de l’Unafec au sein du gouvernement.

M. Kyungu wa Kumuanza qui avait présenté sa réaction à l’occasion d’un meeting tenu à Lubumbashi s’est même fait proposer par les membres de l’Unafec comme candidat de substitution de ce parti pour sa représentation au gouvernement.
Visiblement le cas du ministre fictif du Commerce extérieur n’a pas seulement scandalisé le grand public congolais, mais aussi les membres du parti politique au centre de l’affaire. Le scandale est d’autant plus révoltant qu’il apparaît de plus en plus clairement que l’homme qui l’a orchestré est le leader de la formation éclaboussé, et de surcroît un ancien ministre de la Justice, un homme de loi parvenu même à la direction de la corporation professionnelle des experts du droit, en tant que bâtonnier national.
Sus à l’Ordre des avocats !
Le député national Kisimba Ngoy par qui le scandale est arrivé a, certes, organisé plusieurs séances d’explication publique pour tenter de se disculper, mais ses plaidoiries n’ont pas satisfait l’opinion ni décanté le scandale qui a fait ridiculiser aussi bien le Premier ministre que la Nation entière à ce jour objet de moquerie pour avoir étalé un dossier de manigance politique qui cache mal de ténébreuses manœuvres égoïstes.
La gravité de la situation est telle que la corporation des avocats devait s’en saisir pour sanctionner le malencontreux comportement d’un de ses membres émérites. La presse nationale congolaise, par exemple, qui a vécu un semblant cas de mauvaise conduite d’un de ses membres n’a pas hésité à le sanctionner comme il se doit. A plus forte raison comme il s’agit d’un corps d’hommes de droit qui est entaché par le scandale, y a-t-il lieu d’observer le mutisme en laissant seulement le monde politique lever le ton contre ledit scandale ?
Le changement des mentalités que tout le monde recommande pour la requalification du pays, suivant l’expression chère au Chef du gouvernement qui est le plus concerné dans l’exécution de cette volonté de changement, ne doit pas laisser sans correction le comportement décrié. Sus à l’Ordre des avocats !
MMC
Last edited: 23/02/2007 17:56:45