Les cliniques universitaires et la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa lancent le 08 mars prochain une campagne pour la détection précoce, gratuite et volontaire du diabète, HTA et atteinte rénale chez des milliers des kinois.
Le 8 mars prochain a été choisi comme journée consacrée au rein par le service de Néphrologie des cliniques universitaires et la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa. Sous la houlette du professeur Nazaire NSEKA Mangani, cette journée va servir de lancement d’une campagne pour la détection précoce, gratuite et volontaire du diabète, HTA et atteinte rénale chez des milliers des kinois.
Pour cela, cinq sites seront prévus pour accueillir les volontaires, notamment l’Unikin, les ronds points Ngaba, Victoire et Kintambo Magasin ainsi que la place dite Arrêt Pascal à Kingasani. Chacune des équipes comprendra trois médecins, un infirmier et quatre étudiants en médecine. Ainsi, pendant quatre semaines à partir de cette date, chaque équipe examinera 100 personnes par jour et cela, tous les jeudis de la semaine. Ce qui portera le chiffre des personnes consultées à 2000 pour tout le mois de cette campagne, a indiqué le professeur Nazaire NSEKA.
Cette campagne vise à faire la médecine autrement, en étant plus proche du malade. Le monde célèbre depuis quelque temps cette journée du 8 mars comme consacrée au rein, un organe très sensible du corps humain. On sait que des cas d’insuffisance rénale sont légion depuis que certains produits pharmaceutiques ont été mis sur le marché par des ressortissants d’un pays de l’Extrême Orient. La direction des cliniques universitaires a été amenée à dénoncer cet état des choses, appuyée pour cela par l’un des meilleurs immunologues congolais à partir de certaines recherches scientifiques en laboratoire et sur des personnes présentant des signes inquiétants après avoir absorbé ces produits de la médecine traditionnelle.
De même, le taux de prévalence de diabète et de tension artérielle est remonté depuis quelque temps à Kinshasa et ce sont là des causes premières d’atteinte rénale, a signalé le professeur Nazaire Nseka qui, on le sait, exerce comme directeur adjoint aux cliniques universitaires et y dirige le service de néphrologie. C’est ainsi que l’un des objectifs majeurs de cette campagne visera à calculer la masse corporelle à partir du poids, de la taille et de la tension artérielle. On procédera aussi à l’examen du taux de glycémie dans le sang et de l’albumine dans les urines. Le test ne pourra pas dépasser six minutes par personne, a-t-on souligné.
F.M./Le Phare
Last edited: 23/02/2007 16:09:48