Quelque 18 personnes sont signalées atteintes de la rage à Kimvula au Bas-Congo où les formations médicales locales sont dépourvues de médicaments appropriés contre les morsures des chiens enragés pullulant dans le coin.

La province du Bas-Congo décidément est comme poursuivi par un signe indien. Tous les malheurs du monde ont, par mauvaise coïncidence ou par hasard peut-être, choisi de s’abattre sur cette province où¸ la population est constamment menacée.
En effet, après les incidents sanglants occasionnés par les manifestations du Mouvement politico-spirituel « Bundu dia Kongo », après la carence de sang constatée dans les hôpitaux de ses principales villes et Centres urbains, nous apprenons que le territoire de Kimvula localisé dans le district de la Lukaya, est attaqué par la rage.
Des échos qui nous parviennent de là renseignent que 18 cas de personnes atteintes par la rage, sont signalés jusqu’ici. Des chiens enragés qui errent dans la cité de Kimvula et dans ses environs n’arrêtent pas de mordre des compatriotes paysans qui se retrouveraient sur leur trajectoire.
Le problème s’avère préoccupant à ce jour dans cette partie du Kongo Central où¸ les formations médicales sont dépourvu de médicaments appropriés.
Les quelques rares personnes qui se font soigner, sont, rapporte notre source, obligés de débourser 50 USD ( cinquante dollars américains) pour se faire soigner d’un sérum ou d’un vaccin anti-tétanique.
Dans une contrée dépourvue d’entreprise et où¸ la population est relativement pauvre, l’on peut tout de suite comprendre le sort de familles qui n’ont pas de bourse garnie. Ce qui, traduit toute la complexité et l’ampleur du problème quand on sait que la rage tue.
Si donc rien n’est fait dans l’immédiat, nous risquons d’assister impuissants, à la déperdition ou plutôt à la mort de compatriotes souffrant aujourd’hui de ce maux dans le territoire de Kimvula.
Des instructions non suivies
D’après nos sources, le problème de la rage avait déjà été posé à l’Inspection provinciale de la Santé publique et des services vétérinaires pour les dispositions utiles. Le médecin épidémiologiste gérant le dossier, aurait depuis l’année dernière, instruit les responsables des services vétérinaires et ceux de la zone de santé de Kimvula de procéder à la vaccination de tous les chiens malades.
Cette instruction, selon toute vraisemblance, n’avait pas été exécutée par les services compétents: C’est ce qui a visiblement, accentué le nombre de personnes atteintes de rage.
Mais les responsables de la zone de Santé et des services vétérinaires de la contrée s’en défendent et refusent de porter seul toute la responsabilité sur cette affaire qui fait grand bruit à Lukaya. « Comment allions-nous agir si au départ, l’hôpital de référence de Kimvula n’a pas le matériel qu’il faut, pour ne serait-ce que, détecter la maladie » ne cessent-ils de clamer.
Pour leur part, les services vétérinaires qui sont sensés vacciner des chiens enragés, ne disposent d’aucune dose de vaccin dans leur pharmacie.
Ce qui doit, inexorablement, interpeller les autorités sanitaires du pays, et les organisations humanitaires pour parer au plus vite à cette situation, en y envoyant des médicaments devant aider à soigner et les personnes malades et les chiens enragés.
Mais en attendant, la population de ce territoire a décidé de mener la guerre contre tous les chiens errants qu’ils éliminent sans autre forme de procès.
(Ern.)Jean-Pierre Seke/L’Observateur
Last edited: 23/02/2007 14:02:23