Depuis le 25 janvier dernier, une exposition permanente a ce lieu historique de l’Angola. Le programme et les activités du musée pour 2007 et 2008, s’étaleront sur quatre axes principaux: l’identification des infrastructures, l’organisation documentaire, la mise en route des études scientifiques et le lancement des diverses productions culturelles.
Luanda, la capitale angolaise, a célébré avec recueillement cette année 2007 les 431 ans de sa fondation. Luanda dont l’évolution jusqu’au milieu du XIXème a été marquée par son rôle comme le centre de réception, de concentration et d’exportation de la main d’oeuvre noire vers le Golfe de Guinée, les Amériques et les Caraïbes.
L’un des vestiges architecturaux de cette période singulière de l’histoire africaine qui a été mis en relief, est la chapelle, érigée, il y a 30 ans, au musée national de l’esclavage, le 7 décembre 1977, deux ans après la rédemptrice indépendance du pays, le 11 novembre 1975. C’est cet édifice baptistère épargné, classé patrimoine culturel national, situé aujourd’hui, à 23 km de la route reliant Luanda à l’embouchure du fleuve Kwanza.
Exposition permanente
Depuis le 25 janvier dernier, une exposition permanente a lieu dans ce haut lieu historique de l’Angola. L’exposition permanente du musée a pour principales pièces, des instruments de coercition et d’immobilisation tels que les différents types de menottes, poids et autres dispositifs en bois, bénitiers, bougeoirs, armes de chasseurs d’esclaves, sagaies, flèches, fusils, etc. Elle est soutenue par diverses reproductions, telles que les gravures, certes, textes et statistiques d’époque, maquettes de caravelles…
Les actions d’échanges documentaires, de recherches scientifiques, de productions culturelles et de formation seront développées, dans le cadre du biennum 2007-2008, et en se fondant sur la fameuse configuration de l’ancien « commerce triangulaire », avec les Angolaises des îles du Golfe de Guinée, l’ensemble des pays américains et caribéens, ainsi qu’avec les Etats de l’Union européenne.
Diverses actions seront menées dans la dynamique de la célébration durant cette période biennale, dans des pays comme les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni, du bicentenaire de l’abolition de l’esclavage. L’articulation avec des programmes de coopération multilatérale se consolidera dans le cadre des projets du conseil international des musées, (Icom) mais surtout du projet Unesco « La Route des Esclaves », dont la coordination du comité national angolais est assurée par l’actuel directeur général du musée, l’honorable Simao Souindoula.
Perspectives
Le programme et les activités relatives du musée pour 2007 et 2008, s’étaleront sur quatre axes principaux : l’édification des infrastructures, l’organisation documentaire, la mise en route des études scientifiques et le lancement de diverses productions culturelles. La vitale base documentaire numérique aura pour épine dorsale, le site Internet du musée.
Le plan des productions culturelles se traduira par des expositions itinérantes à caractère iconographique, artistique et artisanal, des conférences publiques, la tenue d’un salon du livre sur l’esclavage, la réalisation de documentaires sur des lieux de mémoire, la projection des films, l’organisation de spectacles et de concerts de jazz et gospels, la production de programmes radio et de pièces de théâtre, le lancement des concours de dessin d’enfants, etc. sont programmés pour ces deux ans. L’érection d’un mémorial en hommage aux 5 millions d’Angolais, victimes de la traite négrière, dans une perspective de tourisme culturel et d’attraction international.
(Yes)
Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel
Last edited: 22/02/2007 18:16:57