Gesac n’a jamais été suspendu. Il y a au sein de l’orchestre une règle suivant laquelle une personne qui s’absente à la dernière répététion avant un concert ne prenne pas part à cette production. Gesac s’est retrouvé avec cette situation avec le guitariste Ono Kapanga.

Samedi dernier, au terrain Ezo à Yolo-Sud, commune de Kalamu, Felix Wazekwa et son groupe, Cultur’A Pays Vie, se sont tissé de nouveaux lauriers à l’occasion d’un grand concert populaire initié par leur sponsor, la Bralima. Une production abordée au départ non sans quelque appréhension.
A quelques instants de ce concert qui a été un grand succès, Visa est allé à la rencontre de Felix Wazekwa pour aborder l’actualité avec lui, une actualité qui a pour point de mire ... le départ de l’animateur Gesac de Cultur’A Pays Vie. Sans se dérober, S’Grave s’est volontiers livré à notre journal. Suivez.
Visa : Felix Wazekwa, vous venez de rentrer de Pointe-Noire, où vous avez joue à l’occasion de la Saint Valentin. Peut-on connaître qui a organisé cette production, comment celle-ci s’est passée et ?
Felix Wazekwa: Nous avons joué à l’hôtel Mbou Mvoumvou, ex Novotel. Les choses se sont très bien passées. C’était une première pour le public et pour les organisateurs, Celtel et Primus. Mais, je signale que organisateur principal, c’était Espace Ponton de M. Emmanuel Lendo, outre l’émission Trois quarts de vérité avec M.Euloge Patrick M Voumbi.
Cette année, la Saint Valentin a suscité un engouement sans précédent à Kinshasa, ou on a par ailleurs noté une surenchère au niveau des tarifs d’entrée aux concerts. Quel est votre commentaire et sur cette fête et sur cette surenchère?
Je commence par féliciter tous ceux qui ont fait des concerts. C’est une façon de montrer qu’il y a une réelle émulation parmi nous et aussi de répondre à l’appel du public Ce que je regrette cependant est que l’objet de la concurrence ne soit plus notre métier mais, plutôt une affaire d’argent.
Nous devons comprendre une chose : même pour un concert de Michael Jackson, il y en a pour toutes les bourses. On trouve ceux qui paient 2.000$ et ceux qui paient beaucoup moins que ce montant.
Cette façon pour nous de faire payer le même prix à tous alors que tout le monde n’a pas les mêmes moyens financiers n’est pas bien.
Pour ma part, s’agissant de la Saint-Valentin, je ne la fête pas. J’ai certes joué à cette occasion mais, je n’ai pas fêté. Parce qu’en amour, la fête, c’est tous les jours.
Avec le phénomène Fally Ipupa, la tendance dans les grands orchestres de Kinshasa est à l’émancipation de la part de nombreux musiciens en vue de réaliser leurs propres albums. Comment, personnellement, réagissez-vous face à cela et qu’en pensez-vous?
Il est normal que, estimant avoir atteint sa maturité, quelqu’un prenne son envol. Appréciez le travail fait par Fally Ipupa, par exemple.
Mais, on ne devient pas médecin parce qu’il y a beaucoup de cas de maladies dans sa famille. Il faut se préparer, il faut planifier. Je souhaite bonne chance à tous ceux qui, aujourd’hui, pensent devoir choisir une nouvelle voie
Ce n’est signé que vous. Les patrons d’orchestres, ne vous souciez pas de chercher à savoir que demande le peuple c’est-à-dire, de connaître les attentes de vos collaborateurs quant à leur rétribution?
Non ; c’est le fait que certaines personnes ont réussi dans leurs démarches et que d’autres pensent qu’ils peuvent réussir eux aussi à leur tour. C’est une vague.
Voyez, par exemple: après Jolino Kiezowa puis, moi-même, qui vivant en Europe, avions eu à monter à Kinshasa un groupe qui a connu le succès, beaucoup d’autres nous ont suivis. Mais, tous n’ont pas connu la même réussite.
Ipupa qui fait des émules, je suis d’avis qu’il ne faut pas l’étrangler. Certains ont raison de tenter cette démarche.
L’animateur Gesac a quitté Cultur’A Pays Vie après avoir écopé d’une suspension à durée indéterminée. Comment en est-on arrivé là?
II faut d’abord préciser que Gesac n’a jamais été suspendu. Il y a au sein de l’orchestre une règle suivant laquelle une personne qui s’absente à la dernière séance de répétition avant un concert ne prenne pas part à cette production.
Il s’est fait que Gesac s’est retrouvé dans cette situation avec le guitariste Ono Kapanga, qui est du reste le Directeur artistique du groupe, et la danseuse Chantal Mbombo. Tous les trois ont été sanctionnés par une non – participation au voyage de l’orchestre pour l’Angola. Gesac avait donc manqué ce voyage mais, n’avait pas été suspendu. ( A suivre )
(Ern.)
Kale Ntondo/ Visa