La 5ème conférence nationale de la société civile de la Rdc dont les travaux se tiennent au centre Lindonge de Kinshasa consacre ses échanges sur les réflexions autour des thèmes de la paix, de la démocratie et du développement.

La Société civile de la RD Congo pour la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs, en sigle DYSOCIV a procédé lundi au centre catholique Lindonge à l’ouverture des travaux de la 5ème rencontre nationale de la Société civile. Cette session se veut préparatoire à la 5ème rencontre régionale de concertation entre les acteurs de la société civile de 3 pays de la région des Grands Lacs sur le thème : « La paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans la région des Grands Lacs ».
Plusieurs délégations venues de toutes les provinces du pays et du Burundi prendront part à ces travaux, qui vont du 19 au 21 février. Pendant trois jours, les participants à ces assises vont travailler en atelier sur les différents points inscrits au programme.
Dans son mot de circonstance, le coordonnateur de la Dysociv, M. Robert, Mabala a commencé par circonscrire le cadre dans lequel se déroulent ces assises. « Ces travaux se tiennent au moment où les populations congolaises attendent la tenue des élections locales pour marquer le décollage vers un Etat de droit et démocratique. Sur le plan régional, cette rencontre se tient un mois juste après la signature du pacte sur la stabilité, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs », a-t-il précisé.
Pour M. Mabala, dans le contexte actuel de la RDC marqué par un grand paradoxe, pays riche avec une population pauvre, la Société civile est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’édification de la paix et la consolidation du processus de démocratisation ainsi que dans le développement socioéconomique à long terme. « Plusieurs défis devront être relevés en vue de canaliser et de renforcer l’action et la contribution de la société civile au processus d’édification de la paix, de la consolidation de la bonne gouvernance dans le pays », a t-il souligné.
Le coordonnateur de la Dysociv reste, à cet effet, convaincu qu’au bout de ces trois jours de travail, sa structure parviendra à donner des réponses claires, ce qui leur permettra à coup sûre d’élaborer de nouvelles stratégies et nouvelle vision qui permettent à la Société congolaise d’être proactive, dynamique et capable d’influencer positivement la marche du pays vers un avenir radieux.
Pour sa part, le représentant du Centre Canadien d’études et de coopération internationale (CECI), M. Alexis Pezi, par ailleurs, partenaire financier de ces travaux, a rappelé aux participants que ces assises constituent le 3ème volet de la stratégie d’action du projet Action citoyenne pour la paix (ACIPA), soit la concertation régionale et la solidarité internationale. « Ce volet stratégique d’intervention vise à aider les acteurs de la société civile de trois pays de la région (RD Congo, Rwanda et Burundi) à développer ensemble des actions concertées autour des problématiques communes », a-t-il expliqué.
Tout en félicitant l’action de la société civile, M. Pezi a rappelé à celle-ci qu’elle a gagné une bataille et non la guerre. Car soutient-il, combien d’accords ne restent-ils pas lettre morte car enfermés dans le tiroir des oubliettes aussitôt signés.
« Il reste que le pacte soit ratifié par 8 pays au moins pour qu’il soit d’application, vous le savez. Il est nécessaire en plus de veiller à ce que, dans le processus de mise en oeuvre, les intérêts de la population et la place de la société civile soient confortés », a-t-il souligné.
Pour M. Sylvestre Kambaza, président de la Dynamique régionale des sociétés civiles du Burundi, de la RD Congo et du Rwanda, pour une action concertée dans la Région des Grands Lacs, les résultats de cette cinquième rencontre nationale de la Dynamique de la société civile congolaise devront constituer un dossier d’action et de plaidoyer pour tous les acteurs impliqués dans la lute pour la paix, la démocratie et le développement de notre pays, notamment, les dirigeants politiques, les différents opérateurs politiques et économiques, les acteurs de la société civile et la population.
(Yes)Freddy Kilubi/Le Phare
Last edited: 20/02/2007 17:55:57