Par une réquisition d’information datée du 09 février 2007, le procureur général de la République a levé la mesure de saisie conservatoire de l’or intervenue le 26 janvier dernier.

S’il y a des gens qui doivent se retrouver dans leurs petits souliers, ceux qui ont monté la cabale sur la disparition de 2 Kg d’or de la chambre forte de Okimo à la mi-janvier 2007 et ébruité l’affaire à grand renfort de commentaires dans certains journaux de la place doivent être gros Jean comme devant aujourd’hui.
En effet, par sa réquisition datée du 09 janvier 2007, le Procureur général de la République Tshimanga Muteba agissant es-qualité de l’Officier du ministère public près la Cour suprême de justice a délégué l’inspecteur général de la Police judiciaire des parquets à descendre au bureau de l’Administrateur délégué général de Kilo-Moto pour lui signifier la levée de la mesure de saisie conservatoire frappant les 2 Kg d’or contenu dans la chambre forte de cette entreprise d’Etat.
Cette saisie conservatoire avait été effectuée par l’inspecteur de police judiciaire Mardochée Fede Mawonso le 26 janvier dernier à partir des bruits non contrôlés lancés à travers quelques médias de la capitale qui avaient fait état de la disparition et de la « promenade » de 2Kg d’or de Okimo à travers les rues de la capitale.
La personnalité de Victor Kasongo Shomary, alors Administrateur délégué général de cette grande entreprise publique exploitant l’or en Ituri et dans le district du Haut-Uele a été injustement compromise dans ce feuilleton monté de toutes pièces à l’effet d’obtenir son départ à la tête de Okimo.
Multi Média Congo (MMC) qui a mené enquête sur cette affaire a retrouvé la piste de cet or qui gisait tranquillement dans la chambre forte de Okimo, ainsi que le montre la photo ci-contre.
Le Procureur général de la République qui a également mené des investigations sur la prétendue disparition des 2 Kg d’or dans le coffre-fort de cette entreprise aurifère en est arrivé à conclure à un non-lieu, et ordonné la levée de la mesure de saisie conservatoire prise le 26 janvier dernier. Non sans blanchir Victor Kasongo de toute infraction quelconque découlant d’une soi-disante disparition qui n’en était pas une.

La restitution de cet or à son légitime propriétaire étant devenu effective, sa vente dont le montant est estimé à plus ou moins à 35.000 dollars Us libèrera l’entreprise de ses engagements sociaux vis-à-vis de ses 1.000 travailleurs du secteurs de Bunia.
Avec la levée de la mesure de saisie conservatoire des 2 Kg d’or de Okimo prend également fin le feuilleton de bric et de broc monté contre l’ancien Adg de Okimo Victor Kasongo Shomary qui vient du reste de faire une entrée remarquée au sein de la première équipe gouvernementale de Gizenga en qualité de vice-ministre des Mines. Certaines sources généralement bien informés affirment que cette nomination est l’illustration de la compétence et des capacités managériales dont l’intéressé a fait montre dans la gestion de l’Office des Mines d’Or de Kilo-Moto, et précédemment au comité de gestion du Centre d’expertise et de certification de diamant (Ceec) où l’intéressé a exercé les mêmes fonctions sans avoir été reproché de la disparition du moindre carat de diamant, alors qu’il avait quelque fois dans les coffres de l’entreprise pour plus de 10 millions de dollars en diamants !
Rappelons pour mémoire que peu avant d’être nommé au gouvernement, l’Adg de Okimo a adressé à M. Klaus Eckhof, « Chief Executive Officer » (l’équivalent du Pdg) de la société Borgakim Mining sprl, le 26 janvier 2007 une mise en demeure relative au contrat d’Assistance technique et financière (ATF) signé en date du 30 décembre 2003 entre cette société et l’Office des Mines d’Or de Kilo-Moto (Okimo).
Dans cette lettre, l’Adg de Okimo relève que, « à l’examen des clauses et de l’analyse de la gestion de l’exécution dudit contrat » dans ses articles 2, 3 et 4 qui définissent l’objet et les prestations de Borgakim en faveur de l’Okimo, il résulte une défaillance dans le chef de Borgakim quant à la réalisation des objectifs du contrat ».
Selon cette lettre, « trois ans après la mise en ouvre de ce contrat, la réhabilitation des infrastructures minières, métallurgiques de la mine et de l’usine de broyage de Durba, ainsi que la centrale hydroélectrique de N’Zoro, en vue d’assurer une activité productive régulière et rationnelle telle que stipulée à l’article 3 du contrat ATF n’a jamais été effectuée ».

De plus, Okimo reproche à son partenaire qu’il « n’a jamais été en possession des résultats complets de travaux de sondage de confirmation de réserves effectués sur des sites identifiés par lui et communiqués à Borgakim ».
Enfin, ladite lettre enfonce le clou en affirmant que « les défaillances incombant à Borgakim sont de telle nature que l’objet du contrat ATF, consistant à garantir la poursuite de l’activité de production d’Okimo n’a jamais été atteint à ce jour », et que, par voie de conséquence, « eu égard à cet état de chose », l’adg d’Okimo met en demeure son partenaire de « remédier à ses défaillances » dans les quatre-vingt jours, se référant pour ce faite « aux stipulations de l’article 10 alinéa 2 du contrat.
Renseignement pris mardi 13 février 2007 auprès du n° 1 de Okimo, 18 jours après cette mise en demeure, aucune des infrastructures visées dans cette lettre n’a encore subi la moindre réhabilitation. Le bras de fer engagé contre Borgakim par Okimo connaîtra son épilogue dans 72 jours. A moins que, d’ici là l’on assiste à un début d’exécution des doléances de Okimo.
Wait and see !
Clément Vidibio/MMC
Last edited: 15/02/2007 17:20:01