Deux sujets se disputent les manchettes des journaux parus ce mardi : le nouveau délai accordé aux détenteurs de la double nationalité et la présence d’un ministre fictif au sein du nouveau gouvernement.

L’opinion s’attendait à un bras de fer entre différentes fractions parlementaires au sujet de l’épineuse question de double nationalité. « Kamerhe ayant joué à l’apaisement, le bras de fer a été évité au Palais du peuple », écrit FORUM DES AS qui consacre sa manchette à la plénière qui a eu lieu lundi 12 février à l’hémicycle de la bâtisse chinoise.
Le confrère note que les députés ont regardé dans la même direction. Ils ont parlé un même langage et la plénière a finalement eu lieu hier. Les deux dossiers qui opposaient le bureau de la chambre basse du Parlement et l’UN, à savoir : l’affaire Bundu dia Kongo et la question de la double nationalité étaient sur la table.
FORUM DES AS rapporte que les députés se sont mis d’accord pour la mise sur pied de deux commissions. L’une devant enquêter sur les morts du Bas-Congo et l’autre devra faire des propositions sur le moratoire à accorder aux ex-Congolais qui voudrait reprendre la nationalité congolaise qui est une et indivisible.
Dans le même registre, LE POTENTIEL affiche en manchette : « Double nationalité, la solution politique l’emporte ».
Le confrère rapporte qu’après deux séances avortées, l’Assemblée nationale s’est réunie, enfin, le lundi 12 février en séance plénière. Parmi les points qui figuraient à l’ordre du jour celui des graves incidents qui se sont produits dans le Bas-Congo et l’examen de la motion incidentielle du député José Makila du MLC sur la double nationalité.
Sur cette question, le confrère affirme qu’après audition de l’économie de la motion incidentielle du député Makila, un débat a été ouvert pour décider, oui ou non, il faudra mettre sur pied une commission d’enquête.
Après débat et délibération, il a été décidé que la CEI devra traiter tous les candidats gouverneurs sur le même pied d’égalité ; un moratoire de trois mois est accordé aux personnes concernées ; une équipe spéciale est mise sur pied pour proposer des amendements au moratoire.
C’est au demeurant la mise sur pied de cette commission spéciale qui fait dire au journal LE PHARE que : « Les ‘étrangers’ obtiennent un moratoire ».
Le journal de Polydor Muboyayi note que faisant la synthèse des interventions des uns et des autres, Vital Kamerhe a rappelé que le principe de la création d’une commission d’enquête est acquis, tout comme celle pouvant étudier les mécanismes du moratoire.
Cependant, le moratoire dont le délai sera proposé par cette commission spéciale précédera la commission d’enquête, a-t-il ajouté. Position adoptée par la majorité.
« Double nationalité : le tsunami n’a pas eu lieu », écrit en gros titre L’AVENIR. Beaucoup croyaient, rapporte le confrère, qu’avec la motion Makila, le ciel allait s’abattre sur le Congo. Argument juridique à l’appui, la question de double nationalité telle que présentée par José Makila, a été vidée de sa substance.
UHURU note qu’un nouveau délai est accordé aux détenteurs de la double nationalité. En effet, relève le journal de Colette Tshomba, un délai de grâce vient d’être accordée aux députés et autorités civiles et militaires détenteurs de la double nationalité afin d’opter pour l’une d’entre elles avant de subir la rigueur de la loi.
LE PALMARES, qui annonce la tenue ce mardi de la 2ème réunion informelle du gouvernement, signale que « Gizenga (est) embarrassé par l’existence des ministres fictifs ».
Selon le confrère, le ministre Kasongo Ilunga nommé ministre du Commerce extérieur pour le compte de l’Unafec est un fictif. « Même au sein de l’Unafec, aucun responsable ne reconnaît avoir jamais vu le fameux Kasongo Ilunga. Aucune trace de ses activités actuelles ou passées.
Plusieurs personnalités politiques, écrit le journal de Michel Ladi Luya, suspectent M. Kisimba d’avoir transmis le nom d’un total inconnu ou même d’un fantôme, pensant ainsi être à coup sûr nommé au sein du gouvernement.
M. Kisimba estime pour sa part, que son poulain, Kasongo Ilunga, avait lui-même présenté sa démission dans une lettre mais a indiqué ne pas être en mesure de fournir les coordonnées de l’intéressé.
LA PROSPERITE, qui qualifie cette situation de scandale, constate que nommé ministre du Commerce extérieur pour le compte de l’Unafec de Kisimba Ngoy, l’existence de Kasongo Ilunga n’est pas connue des membres de son parti. Antoine Gizenga ne l’a jamais rencontré et ignore tout de lui.
Même la lettre de démission est une pure invention dans la mesure où le cabinet du Patriarche n’en a pas entendu parler. Au stade actuel, seul Kisimba Ngoy est en mesure de fournir les coordonnées du ministre invisible et démissionnaire.
T.N/MMC
Last edited: 13/02/2007 11:18:03