La grande illustration de de cette évolution a été l’intégration de cette évolution des éléments venus de Cette expansion de la “Basse Guinée” dans les trois autres systèmes de croyances afro-cubaines.
C’est ainsi que Pungu Lombua Fula, Nsasi, Pungu Mfutila et Sindaula sont assimilés à « Saint –François », « Saint-Lazare », « Saint-Sylvestre » et « Sainte-Barbara ». Ace sujet, la marque très matrilinéaire des sociétés Kongo a influencé ce panthéon ; les cubains originaires de l’ouest du bassins du Congo, embarrasses, optant pour une dizaine d’appellations, variant selon les régions, se référant à la vierge Marie. L’immaculée est « Mama Kalunga », « Mama Kengue », « Mama Umba » ou « Mbumba Mamba ».
« Len guas y Ritos del Palo Monte Mayombe. Dioses cubanos y sus fuentes africanas », synthèse clairvoyante des travaux les plus récents sur le continuum des traits des civilisations bantu dans l’ensemble insulaire caribéen, a le mérite de mettre en relief, une fois de plus, la prévisible fusion des cultures africaines qui s’est faite dans la « gran plantacion » des le début du XVIème siècle.
La grande illustration de cette évolution a été l’intégration des éléments venus de la « Basse Guinée » dans les trois autres systèmes de croyances afro-cubaines, l’Arara, le Santeria et l’Abakua, dont le profil prédominant est le yorouba et le ewe-fon. Cette expansion religieuse ne s’est pas seulement arrêtée aux cubains d’origine africaine, elle a aussi touché l’ensemble de la société de l’Ile, si bien qu’aujourd’hui, certains « paleros congos » sont blonds aux yeux bleus.
(Ern.)
Jeannot Ne Nzau Diop / Le Potentiel
Last edited: 10/02/2007 16:32:47