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L’implication de la femme à la base placerait celle-ci en position de force face à toutes les subjectivités et toutes sortes de violences dont elle est l’objet. Une journée de réflexion sur le thème relatif à la célébration de la journée mondiale de la femme pour l’année 2007, a été organisée récemment par la section GENDER de la Mission de l’ONU au Congo (MONUC), dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

Cette rencontre qui a regroupé une cinquantaine de participants, en majorité des femmes, responsables des différentes associations, ONG et d’autres déléguées des ministères, organismes et institutions, avait pour objectif de réfléchir sur les activités à réaliser en rapport avec la date du 8 mars, consacrée à la femme.

Il s’agit aussi de se concerter sur les actions à mener, ayant un impact visible avec effet d’entraînement durant le reste de l’année, de manière à susciter chez la femme une prise de conscience de sa situation actuelle, en envisageant des actions de loobyng et de pression auprès des décideurs, pour les amener à changer la façon de représenter la femme au sein de la société.

L’animatrice principale de cette journée et responsable de la section GENDER à la MONUC, Mme Ammy Smith, a présenté un tableau sombre sur les résultats acquis par les femmes, jusque là, à l’issue des élections, qui ont eu lieu à différents niveaux, en République Démocratique du Congo, avant d’annoncer aux participants le thème retenu par l’ONU pour l’année 2007, à savoir, « mettre fin à l’impunité des violences faites aux femmes ».

De son côté, la déléguée du ministère de la Condition féminine et famille, Mme Adrienne Binuani, a communiqué à l’assistance, le thème national en rapport avec le thème international, notamment, « mettre fin à l’impunité et exiger l’application effective de la loi », en mettant un accent particulier sur l’impunité ».

Pour les participants, il y a lieu de reconnaître que beaucoup reste à faire pour la promotion de la femme au moment où la base reste toujours marginalisée par rapport au processus. L’implication de la femme à la base, ont insisté par ailleurs les participants, placerait celle-ci (la femme) en position de force face à toutes les subjectivités et toutes sortes des violences dont elle est l’objet.

C’est à ce prix, ont déclaré les participants, qu’on pourra espérer à un changement profond de la situation de la femme. Dans le même ordre d’idées, l’assistance a déploré le fait qu’en dépit de la ratification du pays aux instruments juridiques internationaux, la RDC ne traduit pas en termes des lois lesdits instruments.

Cette situation constitue un obstacle majeur à la réforme du secteur judiciaire, base de l’instauration d’un Etat des droits en RDC. Les participants se sont convenus à se référer à leurs bases respectives pour se retrouver, deux semaines plus tard, autour de Mme Ammy Smith, en vue de proposer les différentes activités relatives à la célébration de la journée du 8 mars.

ACP

Last edited: 03/02/2007 15:19:34

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