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L’arrêt temporaire du traitement antiretroviral multiplie par deux le risque de décès d’une personne vivant avec le Vih/Sida (Pvvs). Selon un article publié dans le new england of mé­decine, cité par l’Afp, l’arrêt temporaire du traitement anti-retroviral multiplié par deux le risque de décès d’une personne vivant avec le vih/sida (Pvvs). En effet, quantité des pvvs préfèrent interrompre périodiquement leur thérapie afin d’éviter les effets secondaires qui en découlent.

Et pourtant, les résultats de l’étude susmen­tionnée expliquent clairement que le nombre de décès est de deux fois plus élevé chez les patients prenant des mé­dicaments de façon intermit­tente, que chez ceux qui les prennent tous les jours.

Il y ressort également que la moitié environ des patients incluent dans l’étude rece­vaient un traitement contre le sida tandis que les autres avaient interrompu leur trai­tement quand le nombre des cellules immunitaires clés avaient atteint un certain ni­veau, pour le reprendre lors­que la maladie avait refait surface. Cette situation dé­montre donc que toute interruption amplifie la puissance du virus, le rendant ainsi in­vincible à tout traitement.

Il faut cependant savoir que malgré les importants pro­grès accomplis au cours des deux dernières années, la vaste majorité de plus de 38 millions de pvvs dans le monde est largement privée de médicaments les plus essentiels pour traiter le sida et les maladies liées au vih, et atténuer leur douleur.

Plu­sieurs facteurs contribuent à ce phénomène. Il s’agit pre­mièrement des tests diagnos­tiques du vih, qui ne sont pas universellement disponibles et la majorité des pvvs ne connaissent toujours pas leur sérologie. Deuxièmement, malgré les récentes baisses du prix des médicaments anti-retroviraux, les prix les plus bas offerts actuellement dépassent encore de loin les dépenses de santé annuel­les par habitant de la plupart des pays à faible et moyen revenus.

Troisièmement, les systèmes de santé des pays africains sont mal équipés pour dispenser un traitement efficace du vih et des mala­dies qui lui sont associées. Enfin, là où ces services sont disponibles, la crainte de la stigmatisation liée au vih et les violations des droits des pvvs, contribuent toujours au manque d’enthousiasme manifestés par un grand nombre de personnes pour le dépis­tage et le traitement.

Pour rappel, après l’introduction de ce traitement, l’opinion générale était d’avis qu’il de­meurerait dans un avenir prévisible hors de la portée financière des pvvs vivant dans les pays à faible et moyen revenus. L’Oms et l’onusida, ont crée l’initiative relative à l’accès aux médi­caments. Ce, dans le but d’examiner les difficultés techniques liées à l’utilisation de la thérapie anti-retroviral dans les milieux sans res­sources.

Actuellement, des pvvs réunies au sein des as­sociations et autres ongs in­ternationales, en l’occur­rence Médecins sans Fron­tières de Belgique (Msf/b) accèdent au traitement antiretroviral pour une modi­que somme, parfois même gratuitement. Pour vivre long­temps, les pvvs doivent ap­prendre à suivre un traitement régulier et veiller à se protéger en cas des contacts physiques avec les person­nes saines.

Doudou Esungi/L’Avenir

Last edited: 01/02/2007 18:54:33

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