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Bonjour | 07/10/2008 4:33 | English Make DC Home page | RSS feed

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A la veille de l’entrée en fonction du premier gouvernement de la IIIème République, le Fonds monétaire internationale programme une mission d’évaluation de la situation économique de la Rdc en vue d’y apprécier la poursuite de sa coopération financière. Une mission des experts du dé­partement Afrique du Fonds mo­nétaire international (FMI) est annoncée dans les tout prochains jours à Kinshasa. A la Banque centrale du Congo, aux ministè­res des Finances et du Budget c’est-à-dire la troïka économique et financière du gouvernement. Les réunions se multiplient en pré­vision de l’arrivée prochaine de la délégation du FMI.

En effet, les enjeux sont de taille. Car, de la conclusion de cette mission du FMI par rapport à la mise en ouvre du PRC dé­pendra la poursuite des relations entre le gouvernement de la RDC et le FMI. En cas d’une note satisfaisante du PRC par le groupe d’experts du FMI, le prochain gouvernement Gizena pourrait alors entamer des dis­cussions avec le FMI pour une conclusion d’un deuxième Pro­gramme économique du gouver­nement (PEG 2) au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté  et  pour la croissance (FRPC).

C’est dans les contacts qu’auront les experts du FMI lors de leur séjour congolais que se définira l’avenir des relations entre le FMI et la RDC. Car, les experts du gouvernement de la RDC devront présenter de soli­des arguments pour justifier l’in­capacité pour la RDC pendant toute la durée, soit d’avril à dé­cembre 2006, de respecter les trois indicateurs quantitatifs du PRC, notamment les planchers des avoirs extérieurs et intérieurs nets ainsi que le plafond du cré­dit net à l’Etat.

La RDC pourrait cependant se rabattre sur les bons ré­sultats enregistrés à fin 2006 en termes de taux d’inflation  et de taux de change. C’est fort des mesures monétaires et budgétai­res correctives de septembre 2006 que le gouvernement a pu ramener le taux de change fin décembre 2006 sous la barre prévisionnelle de 526 Fc/ Usd alors que le taux d’inflation s’est pointé bien au-delà du taux prévision­nel, soit 18,3% contre 15 % prévu à fin décembre 2006.

Il faut dire que la situation macro-économique est demeurée fragile durant toute la période mise en oeuvre du PRC. L’amé­lioration des recettes budgétaires, particulièrement des recettes pétrolières, a permis dans une moin­dre mesure une meilleure maîtrise de la position budgétaire et une augmentation  des  réserves internationales brutes à fin mars. Ceci a été accompagné par la baisse  continue de l’inflation et une stabilité relative du taux de change.

Cependant, l’augmentation de dépenses de souveraineté d’avril, financée par un recours au crédit bancaire (15 milliards de francs congolais, ou 0,4% d PIB) a résulté en un accroissement rapide de la masse monétaire que la BCC a eu du mal à contenir. Cela a conduit à de pressions sur le taux de change et une hausse de l’inflation qui atteint 13% en termes de prolongation des tendances sur le bas des réalisations des cinq premier mois. La dégradation a conduit la révision fin septembre des objectifs du PRC en termes d’inflation et de taux de change  à la clôture du PRC.

(Ern.)

F.K./Le Potentiel

Last edited: 30/01/2007 16:29:33

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