A la veille de l’entrée en fonction du premier gouvernement de la IIIème République, le Fonds monétaire internationale programme une mission d’évaluation de la situation économique de la Rdc en vue d’y apprécier la poursuite de sa coopération financière.

Une mission des experts du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) est annoncée dans les tout prochains jours à Kinshasa. A la Banque centrale du Congo, aux ministères des Finances et du Budget c’est-à-dire la troïka économique et financière du gouvernement. Les réunions se multiplient en prévision de l’arrivée prochaine de la délégation du FMI.
En effet, les enjeux sont de taille. Car, de la conclusion de cette mission du FMI par rapport à la mise en ouvre du PRC dépendra la poursuite des relations entre le gouvernement de la RDC et le FMI. En cas d’une note satisfaisante du PRC par le groupe d’experts du FMI, le prochain gouvernement Gizena pourrait alors entamer des discussions avec le FMI pour une conclusion d’un deuxième Programme économique du gouvernement (PEG 2) au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
C’est dans les contacts qu’auront les experts du FMI lors de leur séjour congolais que se définira l’avenir des relations entre le FMI et la RDC. Car, les experts du gouvernement de la RDC devront présenter de solides arguments pour justifier l’incapacité pour la RDC pendant toute la durée, soit d’avril à décembre 2006, de respecter les trois indicateurs quantitatifs du PRC, notamment les planchers des avoirs extérieurs et intérieurs nets ainsi que le plafond du crédit net à l’Etat.
La RDC pourrait cependant se rabattre sur les bons résultats enregistrés à fin 2006 en termes de taux d’inflation et de taux de change. C’est fort des mesures monétaires et budgétaires correctives de septembre 2006 que le gouvernement a pu ramener le taux de change fin décembre 2006 sous la barre prévisionnelle de 526 Fc/ Usd alors que le taux d’inflation s’est pointé bien au-delà du taux prévisionnel, soit 18,3% contre 15 % prévu à fin décembre 2006.
Il faut dire que la situation macro-économique est demeurée fragile durant toute la période mise en oeuvre du PRC. L’amélioration des recettes budgétaires, particulièrement des recettes pétrolières, a permis dans une moindre mesure une meilleure maîtrise de la position budgétaire et une augmentation des réserves internationales brutes à fin mars. Ceci a été accompagné par la baisse continue de l’inflation et une stabilité relative du taux de change.
Cependant, l’augmentation de dépenses de souveraineté d’avril, financée par un recours au crédit bancaire (15 milliards de francs congolais, ou 0,4% d PIB) a résulté en un accroissement rapide de la masse monétaire que la BCC a eu du mal à contenir. Cela a conduit à de pressions sur le taux de change et une hausse de l’inflation qui atteint 13% en termes de prolongation des tendances sur le bas des réalisations des cinq premier mois. La dégradation a conduit la révision fin septembre des objectifs du PRC en termes d’inflation et de taux de change à la clôture du PRC.
(Ern.)F.K./Le Potentiel
Last edited: 30/01/2007 16:29:33