La capitale Kinshasa encore et toujours aux prises avec les braquages des citadins par les hommes en uniforme dans plusieurs quartiers de cette métropole congolaise. L’opinion s’insurge contre cette vague d’insécurité causée par le laxisme du trafic d’armes.

L’une des missions assignées à l’actuel locataire de l’Hôtel de ville, l’amiral Baudouin Liwanga, est la sécurité des habitants de Kinshasa, avant, pendant et après les élections. Ce que l’on enregistre actuellement un peu partout dans la capitale démontre que cette sécurité est sérieusement troublée par des inciviques et par des hommes en uniforme qui opèrent en toute impunité.
Assurer la sécurité des hommes et de leurs biens est une mission dévolue à la Police ainsi qu’aux services de sécurité de chaque pays. Sans la sécurité, on ne peut s’attendre à aucun progrès significatif, car elle est la condition primordiale pour la réussite de la reconstruction nationale et le développement de la RD Congo sous la troisième République L’insécurité qui règne à travers les quartiers, et communes de la capitale ne rassure personne et ne permet pas la réalisation d’un projet de développement.
Toutes les couches de la population sont concernées, cependant qu’aucune mesure de dissuasion n’est prise pour décourager ceux qui ourdissent des complots pour troubler l’ordre et la tranquillité de paisibles citoyens.
Inciviques pointés du doigt
Les habitants de Kinshasa ne sont pas dupes. Ils connaissent bien leurs persécuteurs et n’ont pas de réserve pour les dénoncer. C’est ainsi que d’une commune à l’autre sont pointés du doigt comme auteurs de vols, viols et autres actes de vandalisme des hommes en uniforme. Il faut entendre par là les soldats et les policiers armés qui dévalisent les familles et emportent les biens de valeur et argent disponibles.
Ils s’embusquent dans des coins obscurs pour extorquer et violer les femmes et n’hésitent pas à utiliser leurs armes pour tuer en cas de résistance. Les victimes parmi les populations civiles sont désemparées. Elles ne savent pas comment assurer eux-mêmes leur sécurité devant des hommes et des femmes armés prêts à tirer sur quiconque ne leur obéit pas. La panique est donc en train de gagner du terrain.
Le deuxième groupe désigné comme étant également auteur d’actes analogues est constitué de jeunes inciviques et chômeurs. Leur occupation principale en dehors des arts martiaux et autres exercices d’autodéfense, c’est fumer du chanvre et boire des boissons alcoolisées comme le pastis, le whisky, le café rum, etc.
Il s’agit des enfants terribles qui arrachent même les bijoux au cou des femmes pendant la journée au vu et au su de tout le monde. Il suffit de faire un tour de la capitale pour s’en rendre compte notamment sur les avenues Itaga, Kato, Luvua, Rwakadingi, etc., près et autour du marché central. C’est le cas aussi sur rond-point Victoire, commune de Kalamu.

Et il en est de même pour la plupart des communes où il y a des attroupements, marchés, ronds-points et j’en passe. Ce que l’on déplore parfois c’est le fait de constater que ces inciviques se font la guerre entre eux, quartier contre quartier. Des actes de vandalisme et des anti-valeurs sont commis sans nombre par ces jeunes parmi lesquels on trouve des ex-militaires ou policiers avec ou sans armes.
Insécurité en province
L’insécurité qui prend de plus en plus de l’ampleur à Kinshasa est également signalée en provinces. Si le ministre de l’Intérieur est préoccupé par la sécurité des policiers qui sont aussi victimes de temps en temps de l’intolérance, il n’ignore certainement pas que les civils sont la cible privilégiée des hommes en uniforme qui doivent être maîtrisés. De même que les inciviques de tout acabit qui perturbent l’ordre public, et commettent des actes punissables.
Ils ont besoin de sanctions exemplaires et autres mesures pour les décourager Parce que tout le monde trouve son compte lorsque la sécurité règne dans le pays, non seulement les Congolais mais également les étrangers vivant en RDC, les touristes, les diplomates, les investisseurs... II est donc temps de mettre fin à la récréation des Congolais sans foi ni loi. L’impunité ne devrait plus continuer à régner en maître si l’on veut faire de la RD Congo un Etat de droit.
(Th) S.E./Le Potentiel
Last edited: 27/01/2007 15:13:22