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L’Unicef et ces partenaires lançaient la campagne Unissons-nous en faveur des enfants des enfants affectés par le Sida, l’objectif a pour mission de procurer un traitement aux enfants séropositifs Il y a un an, l’UNICEF et ses  partenaires lançaient la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA pour faire apparaître la face cachée de l’épidémie du SIDA, les enfants. Certains pays ont obtenu des résultats remarquables dans la prévention de la transmission du VIH dé la mère à l’enfant et la prestation de soins aux enfants vivant avec le VIH/SIDA, « selon Children and AIDS : A Stocktaking  publié mardi par l’UNICEF.  Il    est urgent d’aider les enfants affectés par le VIH/SIDA, a déclaré mardi Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l’UNICEF. La campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA a pour mission de procurer un traitement aux enfants séropositifs, de prévenir la transmission de la mère à l’enfant et d’aider les enfants rendus orphelins parle SIDA. Nous devons accélérer le mouvement pour obtenir des résultats positifs en faveur des enfants.”

Prévention de la transmission de mère à enfant

Prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant et protéger les mères du VIH/SIDA sont deux objectifs capitaux. Quelque 530 000 enfants de moins de quinze ans ont été infectés par le VIH en 2006, en majorité par transmission de la mère à l’enfant. Sans traitement, 50 pour cent des bébés infectés mourront avant leur deuxième anniversaire.

Le rapport atteste toutefois des progrès considérables. Des pays à forte prévalence en Afrique australe et de l’Est ont accompli des progrès à grande échelle dans la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

En Namibie, le pourcentage de femmes enceintes séropositives au VIH recevant des antirétroviraux (ARV) pour empêcher la transmission du virus au bébé est passé de six pour cent en 2004 à 29 pour cent en 2005. En Afrique du Sud, ce pourcentage est passé de 22 en 2004 à 30 en 2005.

En dépit de ces progrès, le nombre de femmes enceintes recevant des ARV reste scandaleusement bas. En 2005, on estime que seulement neuf pour cent des femmes enceintes séropositives au VIH vivant dans des pays à bas ou moyens revenus  recevaient des ARV pour empêcher la transmission du virus à leur bébé, alors qu’elles étaient trois pour cent en 2003.

Accès au traitement

Le rapport relève une accélération notable dans la fourniture de traitements pédiatriques, ce qu’on peut attribuer à un meilleur dépistage, une amélioration des compétences du personnel soignant, une baisse du prix des médicaments et une simplification de la posologie. Plusieurs pays, dont le Botswana, l’Inde, le Rwanda, l’Afrique du Sud et la Thaïlande, ont été en mesure de soigner un plus grand nombre d’enfants séropositifs en les intégrant à des sites de traitement pour adultes, A l’échelle mondiale, seulement dix pour cent des enfants qui en ont besoin reçoivent des médicaments antirétroviraux. Seulement quatre pour cent des bébés de mères séropositives reçoivent un traitement prophylactique pour empêcher des maladies opportunes potentiellement mortelles.

Le prix des ARV pédiatriques a connu une baisse spectaculaire au cours des 12 à 18 derniers mois. L’initiative VIH/SIDA de la Fondation Clinton a négocié une réduction du coût de ces médicaments qui reviennent maintenant à moins de 0,16 dollars par jour (60 dollars par an), ce qui a encouragé la compétition dans le domaine du développement de formules pédiatriques.

Prévenir de nouvelles Infections

Le bilan note que les activités de prévention prennent à nouveau en compte le besoin de se focaliser sur les adolescents et les jeunes les plus à risque, y compris les jeunes femmes : à l’échelle mondiale, le nombre de femmes infectées dépasse celui des hommes. Ainsi, en Côte d’ivoire et au Kenya, on compte cinq jeunes femmes infectées pour un jeune homme.

De nouveaux indices suggèrent que si la prévalence est en baisse au Kenya, dans les zones urbaines de Côte d’ivoire, au Malawi et au Zimbabwe, ainsi que dans les zones rurales du Botswana, c’est parce que les jeunes semblent adopter des comportements sexuels plus sûrs. Dans plus de 70 des pays inclus dans l’étude, le recours au dépistage et aux services de consultation a augmenté, environ 16,5 millions d’individus y ayant fait appel en 2005 contre seulement 4 millions en 2001.

Soutien aux orphelins et autres enfants vulnérables

En ce qui concerne l’accès à l’éducation, la disparité entre orphelins et non- orphelins s’est réduite de façon significative dans plusieurs pays, en partie grâce à l’abolition des frais scolaires, estime le rapport.

Ce dernier relève  le recueil et la ventilation des données par groupes d’âge et par sexe est l’un des moyens les plus importants, les plus simples et les plus efficaces d’inclure les enfants dans les programmes de lutte contre le SIDA. Le rapport se sert pour la première fois d’une ligne de base qui servira de point de départ pour évaluer les données quantifiables, nouvelles ou existantes, afin de relever les tendances discernables concernant les enfants et le VIH/ SIDA.

Contexte

Le rapport « Children and AIDS : A Stocktaking » résume les progrès accomplis pour les enfants affectés par le SIDA depuis le lancement de la campagne des Nations Unies Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA en octobre 2005, campagne menée par l’UNICEF. Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA privilégie les besoins des enfants dans quatre domaines clés : prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant, procurer un traitement pédiatrique aux enfants séropositifs, prévenir l’infection chez les adolescents et les jeunes, et protéger et soutenir les enfants affectés parle VIH.

Le Phare

Last edited: 19/01/2007 17:51:14

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