L’artiste musicien Djouna Mumbafu Big. one et son groupe ont été absents du pays lors des festivités de fin d’année. L’ancien animateur de l’Empire Bakuba était invité en Guinée équatoriale dans le cadre d’une tournée suite au succès de son album « Tonnerre de Bresh ». De retour au pays, Forum des As est allé rencontrer cet artiste dans son domicile à Bandalungwa où il a parlé de son succès réalisé au pays de Théodore Obiang Nguema.

Vous venez de séjourner en Guinée équatoriale où vous étiez invité à livrer quelques productions musicales. Pourriez-vous nous parler brièvement de ce qu’a été votre périple guinéen ?

J’étais invité à agrémenter la fête de fin d’année en Guinée équatorial. J’ai presté précisément à Bata, une province de ce pays. Ce qui m’a émerveillé là bas, c’est que j’ai retrouvé mon album « Tonnerre de Brest » en train de cartonner. J’ai reçu un accueil chaleureux en Guinée équatoriale surtout avec les spectacles de qualité que j’ai pu leur donner. J’ai pu livrer deux grands concerts le 31 décembre et le premier janvier, nous avons joué dans une plage où une grande foule venant de partout même des pays voisins est venu voir Djouna en live. Cela puisque la fête de fin d’année en Guinée équatoriale est un grand événement culturel qui se déroule chaque année.

Puisque vous venez de la Guinée équatoriale, comment se comporte, dans ce pays, la musique congolaise ?

La musique congolaise se comporte très bien en Guinée équatoriale. Mais ce qu’il faut relever, c’est que Djouna Mumbafu a laissé ses empreintes dans ce pays. Les guinéens ont dansé au rythme de « Encore », « Un cri contenu dans « Tonnerre de Brest ».

Comment jugez-vous votre bilan en 2006 ?

Mon bilan est positif. J’ai fait beaucoup de concerts à Kinshasa, mais également à l’étranger. Avant d’entamer la tournée guinéenne, j’étais en Angola plus précisément à Mbanza Kongo toujours pour donner des concerts, grâce à l’album « Tonnerre de Brest ». Donc, mon bilan est plus que positif pour l’année 2006.

Depuis un certain temps, vos fanatiques ne vous sentent plus. On dirait que Djouna connaît une baisse artistique ?

Depuis 2004, l’année où j’ai lancé mon album « Tonnerre de Brest », je ne constate aucune baisse . Je ne sais pas sur quel plan, on attribue ma baisse artistique puisque j’ai réalisé un travail de qualité dans « Tonnerre de Brest ». Si j’étais en baisse, comment est-ce que je reçois des invitations à l’étranger pour aller me produire. Donc, c’est suite au succès de mon opus que je voyage.

Cette baisse peut s’expliquer peut-être par votre absence sur le marché de disques depuis trois ans ?

Moi, je me comporte comme mon père artistique. Je suis bel et bien le produit de l’Empire Bakuba. Ici à Kinshasa, je peux comprendre cette absence par rapport au rythme actuel de notre musique de targuer chaque année un album. J’ai promis à mes fanatiques de livrer des concerts. Je l’ai fait. Aujourd’hui dans des fêtes on continue à réclamer « Tonnerre de Brest ». Quel album à Kinshasa a su tenir pendant trois ans. Je ne vois aucun opus. Mais c’était possible à l’époque de l’Empire Bakuba. Je donne raison à mon aîné Lutumba qui m’a conseillé de ne pas être pressé à  larguer un autre album. Aujourd’hui, je bénéficie énormément du travail abattu dans « Tonnerre de Brest ».

A quand maintenant le lancement du deuxième album, puisque « Tonnerre de Brests a déjà fait son parcours normal ?

Je suis toujours en train de préparer mon deuxième opus. Si Dieu le veut, il pourra être lancé cette année. Par rapport aux chansons déjà prêtes, il y a « Mosapi », « Talaka mosika », « Kiyungulu »...

Concernant votre deuxième opus, serez-vous tenté d’innover par rapport à Tonnerre th Brest ?

Ce que j’ai donné artistiquement dans « Tonnerre de Brest », c’est l’identité de Djouna Mumbafu. Cette identité provient de Pépe Kalle et de Djouna lui-même. Je ne puis donner que mon identité Je ne peux pas donner une autre identité.

Djouna Mumbafu restera toujours animateur ?

Un animateur est-il différent d’un chanteur ? A ce que je sache, un animateur est un chanteur. La différence entre les deux ne réside que sur la mélodie.

Aujourd’hui, la plupart des groupes musicaux congolais sont sponsorisés, mais ce n’est pas le cas avec votre orchestre. Comment arrivez-vous à gérer votre groupe ?

C’est vrai. Manquer un sponsor aujourd’hui pour un orchestre, c’est difficile de se maintenir. Mais j’essaie avec les moyens du bord de me maintenir, parce qu’au début, il n’existait pas des sponsors

Dieumerci Mayambi/Forum des AS