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Les promesses occidentales de soutien au gouvernement congolais issu des élections tendent à se matérialiser avec les initiatives que prend déjà le Belge Louis Michel de relancer rapidement la coopération entre la Rdc et ses partenaires. Un plan d’action pour le Congo d’après élections est fin prêt. Il  rassemble la Commission européenne, les Etats-Unis d’Amérique, la Grande Bretagne, la Monuc ainsi que la Banque mondiale. Cependant, on n’est pas certain que la Rdc acceptera ce plan comme prêt à consommer. Pour permettre au gouvernement congolais à intégrer ce plan, une copie aura  été envoyée au gouvernement et Louis Michel séjournera bientôt à Kinshasa pour le suivi.

Avec  la tenue des élections générales dans la transparence. La Rd.Congo a amorcé un important tournant de son histoire. Pour soutenir l’espoir du peuple congolais exprimé à travers ces élections,  les bonnes volontés mondiales se mobilisent pour accompagner ce pays vers son développement. De sources très bien informées, il nous revient que la communauté internationale peaufine un plan pour le Congo.

Cette source renseigne que c’est depuis un an que la Banque Mondiale, la Commission Européenne et un noyau de pays bailleurs collaborent à la rédaction de ce plan d’action pour la période de la post-Transition. Cependant, les auteurs de ce plan sont rassurés que la Rdc n’est  pas prête à accepter un plan d’action prêt à porter qui pourrait ne pas tenir compte des réalités nationales. Comment trouver la ligne de convergence avec le gouvernement Gizenga qui est lui aussi en train de peaufiner le plan d’action de la coalition. Selon notre source, c’est à ce niveau que se poserait le problème. Maintenant, les auteurs cherchent comment amener Kinshasa à adhérer et surtout à intégrer le plan de la communauté internationale.

Si ce plan reste un projet, et que son contenu reste à savoir, les intentions qui le sous-tendent sont très clairement exprimées. On peut citer quelques déclarations des personnes clés de la transition congolaise. Il y a tout d’abord les déclarations qu’a faites l’ambassadeur William Swing, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC à l’agence de presse Belga. « Une de nos priorités », a dit W .L. Swing, « est d’appuyer le gouvernement congolais dans la réalisation des cinq chantiers définis par le président Joseph Kabila » (et par le président de l’Assemblée nationale élue, Vital Kamerhe).

Il s’agit de cinq chantiers annoncés par le président Kabila en novembre 2006, soit les infrastructures, la création d’emplois, l’éducation, l’eau et l’électricité et finalement le chantier de la santé.

Curieusement, constate notre source qui suppose connaître quelques lignes du plan de la communauté internationale, on ne retrouve pas ces chantiers clairement définis dans le plan d’action occidental qui s’appellerait « Country Assistance Framework » (Cadre d’assistance du pays). Les auteurs de ce plan estiment cependant qu’il serait fondé sur la Réduction de la Pauvreté (élaboré à Kinshasa depuis 2003-2004) reposant sur les cinq piliers tels que la bonne gouvernance (dont les mesures sont définies dans un document spécifique, appelé « Gouvernance Compact »), la croissance pro-pauvres, les services sociaux de base (enseignement, santé, eau, protection sociale), HIV/SIDA et le relèvement communautaire. Va-t-on vers ce que le philosophe allemand Kant appelait « la philodoxie », c’est-à-dire querelle autour des mots?

Selon l’agence Belga, Swing a ajouté «qu’il fallait attendre quelles seraient les demandes du nouveau gouvernement congolais pour déterminer les autres domaines de coopération avec la communauté internationale».

Selon notre source qui fait allusion à des informations restées confidentielles jusqu’à nouvel ordre, la communauté internationale aurait trouvé la solution à l’adhésion du gouvernement congolais à ce plan en le lui envoyant, Il nous revient de la même source que ce plan serait parvenu à Kinshasa fin décembre 2006.

C’est dans ce même cadre, fait-on savoir que le Commissaire européen, Louis Michel se rendrait bientôt à Kinshasa pour le suivi de ce document de travail.

Le souhait ardent des auteurs de ce plan est que  le nouveau gouvernement congolais - après des négociations  y adhère et se l’approprie. C’est, s’imagine-t-on, une condition pour honorer « la demande congolaise » d’aides financières importantes. La Commission Européenne ne fait pas mystère sur ce plan sur le Congo : « Au Congo, il y a de la place pour tout le monde », affirme une note de la Commission européenne. L’Union européenne ne laisse pas le Congo en plan, au contraire. Depuis des mois, elle prépare un plan d’action détaillé. Cela se fait en concertation avec la Banque mondiale et un noyau de pays donateurs au sein duquel la Belgique revendique un « rôle d’avant-plan ».

Il nous revient que la communauté internationale s’est inspirée de l’expérience burundaise. Dans ce pays, le gouvernement se serait senti frustré après qu’une première version de son Programme Stratégique de Réduction de la Pauvreté ait été refusée par la communauté internationale. Il fallait donc éviter que la même situation se reproduise en Rd. Congo. Raison pour laquelle, la communauté internationale entend engager des négociations avec le gouvernement afin que d’un côté, le gouvernement n’ait pas à rejeter le plan de la communauté internationale et de l’autre, cette dernière n’ait pas à rejeter le plan de la Rd. Congo.

Bruxelles et Washington connaissent les sensibilités congolaises. Les institutions élues ne s’accommoderont pas d’une tutelle à l’exemple de celle de la période de Transition. C’est pour cette raison que dans certains cercles hypés des capitales occidentales, avant même que les Congolais se prononcent, on parle déjà de ce que sera le sort du Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat). A ce sujet, et selon la même source, W.L. Swing admet aussi qu’aucun accord n’avait encore été trouvé pour remplacer le Comité International d’Accompagnement de la Transition» (CIAT), Il nous revient que lors du renouvellement du mandat de la force onusienne (Monuc) l’organisation mondiale avait émis le souhait de mettre en place un nouveau comité avec de nouveaux objectifs. La RD. Congo qui vient de tourner la page de la Transition en concluant des élections générales, se veut souveraine maintenant. Cela oblige la communauté internationale de s’y prendre plus habilement

(Ern.)

L’Avenir

Last edited: 20/01/2007 12:29:44

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