Le Centre culturel français de Kinshasa (CCF) et l’Académie des Beaux-Arts (ABA) vont si­gner dans les jours avenir une convention de résidence de trois mois pour les étudiants. Un ouf de soulagement pour les plasti­ciens congolais! On ignore en­core quels seraient les critères de sélection pour la participation. Toutefois, l’initiative est encou­rageante.

A nous, dès la matériali­sation du projet, de souhaiter: « une longue vie ». Il faut encourager de bons projets. Des projets fédérateurs qui peuvent ci et là permettre aux plasticiens congolais de travailler autrement. De peindre et sculp­ter autrement.

Pour le directeur du CCF, Jean-Marie Haye, chaque étu­diant résidant réalisera pendant cette période des oeuvres d’art de sa discipline qui seront sanc­tionnées d’une exposition après un contrôle effectué par un inspecteur pédagogique. Le Centre va mettre l’étudiant résidant en liaison avec les autres artistes exerçant la même discipline ar­tistique pour un, échange d’expériences.

Se faisant, Jean-Marie Haye, s’engage à faire respec­ter et honorer l’artiste congolais par un cachet progressif à son métier. C’est ce qui ressort d’un entretien organisé mercredi der­nier avec la presse.

Le Directeur Jean-Marie. Haye a soutenu que le spectacle étant une prestation, doit être payé en vue de permettre à l’artiste, qu’il soit comédien, musi­cien, peintre ou sculpteur de vi­vre décemment. En outre, a-t-il indiqué, qu’en plus du fait que le spectacle payant détermine la qualité du public, les recettes réa­lisées permettront à l’artiste d’or­ganiser d’autres spectacles.

Plus que le public aug­mente; plus le cachet devient im­portant pour redorer le statut de l’artiste congolais et sa professionnalisation.

(Ern.)

Régine Kiala/ Le Potentiel