Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 13/10/2008 8:49 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?

Inoubliable assassinat de M’Zee

Kinshasa, 17/01/2007 / Politique
La triste nouvelle de l’assassinat de M’zee fût annoncée sur les antennes de la Rtnc par le colonel Eddy Kapend, aide de camp du chef de l’Etat , Laurent-Désiré Kabila. Dans l’après-midi du lundi fatal une voix creva les ondes. C’était le colonel Eddy Kapend, aide de camp du chef de l’Etat. Il annonça la triste nou­velle sur les antennes de la RTNC, avec quelques nuances. « Mzee Laurent-Désiré Kabila, président de la République, a été touché par balles, et est gravement blessé. Il vient d’être transporté à Harare.

Sur le plateau de la Radio Télévision nationale congolaise, Eddy Kapend n’appela pas seu­lement les gens au calme ; il dé­créta aussi le couvre-feu. Cha­cun devait rester chez soi jusqu’à nouvel ordre. Aucun avion ne devait ni atterrir ni décoller de l’aéroport international de N’Djili.

Condamnant cette har­diesse dans le procès sur l’assas­sinat de Mzee, le colonel Char­les Alamba, procureur général près la Cour d’ordre militaire, a allégué que c’était un message de coup d’Etat.

Il a été révélé au cours de ce grand procès que dans la soirée de ce triste lundi, un groupe de Libanais s’étaient rassemblés quelque part au centre-ville, à Kinshasa, pour fêter la chute du grand baobab. Dansant et buvant, ils levaient le toast pour l’assas­sinat de Mzee.

Quelques soldats de la Force d’intervention spéciale, (FIS), conduits par le général Yav Nawej, le colonel Eddy Kapend et le capitaine Ndongo Kayilu descendirent sur les lieux. La moisson fut abondante, car onze Libanais y furent arrêtés. Ils furent gardés au camp colonel Kokolo jusque dans la soirée du 17 janvier.

Mais, à la tombée de la nuit, le colonel Eddy Kapend ordonna au général Yav Nawej d’exécuter les Libanais appré­hendés la veille. Patron de la FIS, le général Yav confia la lugubre besogne au jeune capitaine Ndongo Kayilu. Vers 20h00’, les Libanais furent embarqués dans un camion conduit par l’adjudant Kat Diur. On leur fit croire qu’on les emmenait au « Groupe Litho Moboti (GLM), siège du bureau 2 de la Garde présidentielle.

Mais le véhicule prit plutôt la di­rection de l’aéroport de N’Djili. On fit croire aux Libanais que c’est là qu’ils allaient être ver­balisés. A vrai dire, l’ordre donné était d’aller les exécuter au camp d’entraînement de Kibomango. Au lieu de 11 captifs arrêtés la veille, il n’y en avait que 10. Arrivés sur le site de la mort, le capitaine Ndongo Kayilu avait voulu épargner ces Libanais lorsqu’ils ont déclaré qu’ils avaient des révélations intéres­santes sur les auteurs du com­plot. Mais contacté, le général Yav a été implacable et ne vou­lut rien entendre en proférant ces mots au téléphone : « Exécutez l’ordre, personne ne doit reve­nir ». Eddy Kapend confirma la sentence en ces termes : « Tous les maïs doivent être plantés au champ ».

Il était 22h00’ au carillon quand les infortunés furent exécutés. On ne leur donna même pas le temps d’adresser une prière à Allah. A cause de cet acte, le capitaine Ndongo Kayilu a été condamné à perpétuité pour avoir obéi à un ordre manifeste­ment illégal. En droit pénal, cela s’appelle “la baïonnette intel­ligente ».

Enigmes sur un assassinat

De l’assassinat de Mzee Laurent-Désiré Kabila, un seul point a été éclairci : la date de sa mort qui est devenue le 16 jan­vier 2001. En rendant son arrêt, la Cour d’ordre militaire, par la bouche de son président, le gé­néral Camille Nawele Mukongo, avait déclaré que le procès sur l’assassinat du président Lau­rent-Désiré Kabila n’est pas en­core terminé. Il avait raison, ce haut magistrat militaire, car beaucoup de questions sont restées sans pendantes.

Dans l’exposé des motifs, cette Cour d’exception avait posé cette série de questions : pour­quoi le meurtrier Rachidi Mizele n’avait pas tiré sur le professeur Emile Mota qui était pourtant un témoin gênant ? Pourquoi Emile Mota s’était-il précipité à ramas­ser les douilles et à les cacher ? Autre préoccupation de la Cour, l’arme du crime supposée avait appartenu à Rachidi Mizele con­tenait toutes les cartouches, et son canon n’avait pas l’odeur de la poudre brûlée. Qui avait eu donc intérêt à cacher l’arme du crime ? Puisque l’auteur maté­riel de l’assassinat avait déjà été abattu.

L’un des casse-têtes reste l’état du président assassiné. On l’a retrouvé dans son fauteuil comme un être endormi. Pour­quoi n’avait-il pas réagi à l’im­pact des balles ? Là aussi, la balistique a été mise à rude épreuve. En commençant par la puissance des balles « 38mm Magnium » utilisées.

On connaît l’issue du pro­cès. Il y a eu 30 condamnations à mort, 26 condamnations à per­pétuité, 10 condamnations à 20 ans de servitude pénale princi­pale, 5 condamnations à 15 ans de servitude pénale principale, 2 condamnations à 10 ans de ser­vitude pénale principale, 1 condamnation à 5 ans de servitude pénale principale, 4 condamna­tions à 2 ans de servitude pénale principale, 1 condamnation à 6 mois de servitude pénale princi­pale et 47 acquittements.

Le Potentiel

Last edited: 17/01/2007 18:58:10

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067