De nouveaux remous sociaux signalés à l’Office congolais des Postes et Télégraphe (Ocpt) où les agents qui accusent des arriérés de salaires de soixante mois réclament bruyamment le départ du comité de gestion.
L’atmosphère était chaude vendredi 12 janvier devant l’Hôtel de poste pris d’assaut par les agents de l’Office congolais des postes et télécommunications visiblement en colère. Ils protestaient contre l’impaiement de leurs salaires de décembre 2006.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la décision prise par le comité de gestion de retrancher à chaque agent une partie de son salaire dudit mois pour honorer les factures des fournisseurs relatives aux vivres composés d’un poulet et de quelques bols du riz distribués à chacun d’eux lors des fêtes de fin d’année.
Sentant le danger suite à la protestation des travailleurs, cette décision sera annulée. A travers l’administrateur-délégué adjoint de l’OCPT, Léonard Ntuaremba Onfre, il va informer les agents, dans une lettre datée du 10 janvier 2007, « que la paie de 45 % sur le salaire du mois de décembre 2006, constitue un acompte dont le solde sera payé des que la trésorerie le permettra. Par conséquent, les vivres distribués lors des fêtes de fin d’année constituent un don fait aux cadres et agents par l’employeur et leur contre valeur n’est pas à retenir sur le salaire ».
Loin de les calmer, cette décision a davantage surchauffé les esprits des agents. Comble de tout, l’ADG a lâché, on ne sait trop comment, ces mots assassins (vous ne produisez rien ; vous ne vivez que de subvention de l’Etat, etc.) à l’endroit de la délégation syndicale qui s’était rendue à son bureau déposer du courrier à son intention.
Ces mots ont fait l’effet d’une bombe lors de l’assemblée générale des travailleurs convoquée le jeudi 11 janvier 2007 « en vue d’analyser et dégager des conclusions conséquentes à son attitude, somme toute désobligeante ».
De ce fait, la partie syndicale et les travailleurs lui endossent la grève qui a été décrétée à l’issue de cette rencontre. Selon les grévistes, le mouvement ne prendra fin que si l’employeur paie les arriérés de salaires qui totalisent 60 mois.
Autres décisions prises par les grévistes le départ du comité de gestion dirigé par M. Wetshi Nkoyi Letshu et l’envoi d’une mission d’audit du Parlement au sein de cet office.
(Yes)Florent N’Lunda N’Silu/Le Potentiel
Last edited: 13/01/2007 16:40:28