Il est observé de scandaleuses tendances de divisions au sein du clergé de Kinshasa depuis la mort du Cardinal Etsou. On redoute que le mouvement prélude des tiraillements de l’après règne du Cardinal défunt.

Le Cardinal Frédéric Etsou n’est même pas encore inhumé que le clergé de son Archidiocèse se livre déjà une guerre au cours de laquelle, contrairement aux prescrits des saintes écritures, les faibles et les sans béquilles feront certainement les frais.
Pour peu qu’on se souvienne encore du contenu du testament du Cardinal Joseph Albert Malula, on y décèle, entre autres, que « Kinshasa est une maison qui accueille toutes les tribus. Ne vous divisez pas après moi ». C’est ainsi qu’à sa prise de fonction dans l’Archidiocèse de Kinshasa, le Cardinal Etsou a jalousement observé cet enseignement. D’aucuns ont même compris qu’il faisait foi à la leçon de son prédécesseur en réunissant autour de lui trois Evêques auxiliaires d’un seul coin et que tout le monde allait le comprendre ainsi. Il n’en est malheureusement pas le cas.
Depuis le 06 janvier 2007, à l’annonce du décès du Cardinal Etsou, l’impression qui se dégage de l’observation des discours, faits et gestes des uns et des autres est que le chef de famille s’étant allé, les enfants sont voués à la méchanceté des oncles. Encore que ces derniers se livrent entre eux une guerre de tranchée. Un nombre important des prêtres de Kinshasa, exacerbés sans doute, affirment être déjà l’objet de persécution de la part de certains Evêques qui les menaceraient et les intimideraient au téléphone. Des menaces qui s’apparenteraient bien à des règlements de compte qui n’honorent nullement des serviteurs de Dieu de ce rang.
Les incidents de l’aéroport de N’Djili lors de l’accueil de la de pouilles de feu le Cardinal, de même que la précipitation à la bénir ne seraient pas des faits anodins. Par ailleurs, la marginalisation des membres de la famille biologique du défunt emmenés de l’Equateur par Mgr Kumuondala, membres de famille à qui l’on a imposé un régime alimentaire pendant toute la journée de jeudi 11 janvier n’est pas non plus gratuite.
Savoir lire les signes
Ceux qui, dans ces milieux ecclésiastiques, savent lire les signes de temps, voient le danger venir. L’église n’est pas unie en dépit des apparences. Aussi, afin d’éviter qu’un scandale n’éclabousse l’église de Kinshasa, et pour honorer la mémoire du berger qu’était Etsou Nzabi, Bamunguabi, des voix s’élèvent en direction du Vatican pour que l’Administration de l’Archidiocèse soit Confiée à un sage qui incarne une grande autorité et de hautes vertus diplomatiques. Lorsque La Référence Plus leur demande d’avancer un nom, la majorité du clergé kinois cite Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kisangani. Le problème est que le choix en cette matière relève du pouvoir discrétionnaire de Vatican. Ce dernier s’emploiera certainement à faire de sorte à éviter l’implosion de l’église de Kinshasa ou à consacrer une vie d’hypocrisie entre des serviteurs de Dieu qui ne se Supportent pas. L’église doit être unie autour des valeurs positives qu’enseigne l’Evangile.
(Ern.) Théo Kimpanga/La Référence Plus
Last edited: 13/01/2007 12:26:19