Le numero un du programme nationale de lutte contre le Sida “PNLS/ JMS”, le docteur André Okenge a rélévé à la communauté tant nationale qu’ Internationale qu’en Rdc 60 % de peronnes sont encore transfusées avec le sang non testé
Le 1er décembre 2006, lors de la célébration de la Journée mondiale du Sida sous le thème « Redevabilité », c’est-à-dire « Rendre compte » et dont le slogan était « Stop Sida, tenons les promesses », le numéro un du Programme national de lutte contre le Sida/Journée mondiale Sida « PNLS/JMS », le docteur André Okenge a révélé à la communauté tant nationale qu’internationale qu’en République démocratique du Congo 60% de personnes sont encore transfusées avec du sang non testé.
Cette révélation doit interpeller !
En effet, c’est par le test du sang qu’on administre aux patients qu’on doit commencer la lutte contre cette maladie virale qui infecte un individu, mais dont le ravage et l’impact négatif dépassent de loin la dimension de la personne infectée.
Cette maladie, entendez le Sida, est la cause de nombreux cas de décès, d’orphelins (950.000) et entraîne une baisse de scolarité.
Le Sida diminue la production et le rendement aussi bien dans le secteur privé que public, diminue également les capacités de défense d’une nation en s’attaquant par exemple à ses enfants appelés sous le drapeau...
Le docteur Okende, qui a déclaré que le grand challenge du PNLS pour le moment est d’arriver à réaffirmer son leadership dans le secteur Santé de luttes contre le VIH/Sida en vue d’une meilleure coordination de celle-ci dans un bref délai, a notamment fait mention des enquêtes de la sérosurveillance 2005 qui situent la prévalence du VIH à 4,6 % pour une population estimée à 60.000.000 d’habitants.
Ce qui équivaut à 1.300.000 PVV (personnes vivant avec le VIH) dans la République, parmi lesquelles 200.000 ont besoin d’être prises en charge.
Malheureusement, seuls 15.000 malades sont sous traitement, alors que dans les prévisions du PNLS avec l’OMS pour l’année 2006, le programme congolais devait être en mesure de soigner 24% de tous les PW éligibles.
En Rd Congo, la couverture actuelle de l’offre de sang de qualité est de 40 %. Cela veut dire que 60% de Congolais sont encore transfusés avec du sang non testé. Tandis que la couverture des activités de la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant n’est que de 2%.
Donc plus de 90 % de femmes séropositives exposent encore à la contamination de leurs bébés à la naissance.
Par ailleurs, l’utilisation concrète du préservatif qui est un moyen de prévention contre la contamination du sida n’est couverte que dans une proportion de 20 %. Et les activités comme la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, la communication pour le changement de comportement n’ont qu’une couverture de moins de 50 %.Ceci étant, le médecin- directeur du PNLS/JMS a sollicité l’appui du ministère de tutelle et celui des organismes et personnes de bonne volonté pour accompagner son service dans l’effort de mieux coordonner la lutte contre le VIH/Sida, et ce conformément à la nouvelle politique prônée par le Ministère de la Santé à savoir le renforcement du système de Santé.
C.K/ Uhuru
Last edited: 12/01/2007 15:04:02