La reconstruction de la Rdc dont l’état de la grande partie d’infrastructures laisse à désirer préoccupe au plus haut point l’Union européenne. Et Louis-Michel toujours optimiste quant à l’aide des bailleurs de fonds

Alors que la mise en place des institutions issues des élections démocratiques se poursuit de plus belle, avec le mardi 9 janvier l’installation officielle du bureau définitif de l’Assemblée nationale, l’opinion tant nationale qu’internationale s’interroge encore sur la troisième phase du processus, la reconstruction économique du pays.
Les déclarations de bonnes intentions faites par les bailleurs de fonds et les institutions financières internationales ont pourtant été bien accueillies par un grand nombre d’observateurs qui croient qu’après les élections, l’heure est à présent à la reconstruction économique du Congo.
Au cours d’un échange avec les diplomates africains à Bruxelles le week-end dernier, Louis Michel, le commissaire européen chargé de développement et des Affaires humanitaires, a une fois de plus reconnu la nécessité pour la communauté internationale en l’occurrence les bailleurs de fonds, de s’investir à présent sur la reconstruction économique de la République démocratique du Congo, pays dont les infrastructures ont été complètement détruites après plus de cinq années d’une guerre de type moyenâgeux.
“Je suis, convaincu qu’aujourd’hui toute la communauté internationale, après avoir soutenu le processus électoral en RDC, va à présent soutenir les Congolais à reconstruire leur pays. Croyez-moi les bailleurs des fonds tiendront leurs promesses “, a déclaré le commissaire européen Louis Michel.
Un plan Marshall
Il a poursuivi en affirmant que l’Union européenne et les autres bailleurs de fonds de la RDC se réuniront dans les prochains jours à Bruxelles pour étudier les secteurs prioritaires de développement en RDC avant d’intervenir financièrement. L’on croit savoir que les secteurs des transports, des infrastructures, de l’énergie, de la santé, de l’éducation, de la relance agricole et la protection de l’Environnement constituent, à coup sûr, les domaines qui devront bénéficier en premier lieu de l’aide au développement accordée à la République démocratique du Congo.
Réunis à Bruxelles le lundi 13 février 2006, les représentants des Nations unies et de la Commission européenne ont présenté un ambitieux plan d’action pour la République démocratique du Congo qui nécessitait un financement massif de la communauté internationale. Son coût est estimé à 681 millions de dollars américains soit l’équivalent de 571 millions d’euros.
Des promesses
Le plan d’action de la conférence ministériel de Bruxelles vise à répondre aux besoins les plus urgents d’une population affectée par une guerre civile qui a fait près de 4 millions de victimes directs et indirects. Mais, les donateurs hésitent encore de mettre la main dans la poche devant le danger qui pèse sur l’organisation des élections, avec en filigrane, les incursions des hommes de Nkunda Batware à l’Est du pays et la série de manifestation organisées par l’opposition dont l’UDPS en tête.
En décembre 2006, environ deux semaines après la cérémonie d’investiture du président démocratiquement élu de la RDC, Joseph Kabila, la communauté internationale s’est engagée à injecter 3,5 milliards de dollars américains en RDC afin d’aider le pays à remettre en état de marche ses infrastructures économiques.
“Un montant de 3,5 milliards de dollars américains va être mobilisé par la Communauté internationale pour aider la RDC à réhabiliter ses Infrastructure portuaires, aéroportuaires, ferroviaires et routières, régler les questions des ponts, réhabiliter les huit turbines du barrage hydroélectrique d’Inga dont cinq turbines sont aujourd’hui à l’arrêt et trois marchent à 20 pourcent” a déclaré le lundi 11 décembre à Paris l’ancien ministre sénégalais Moustapha Niasse, principal négociateur dans la crise en RDC.
Il a précisé que les élections qui viennent de se tenir en RDC constituent, aux yeux de l’opinion internationale un tournant majeur dans la voie du retour à une paix définitive dans un pays marqué par plusieurs années de guerre civile.
Luc-Roger Mbala Bemba/L’Observateur
Last edited: 11/01/2007 16:10:44