Dans une correspondance adressée au gouverneur de la Banque Centrale du Congo, les ex-travailleurs de la Nouvelle Banque de Kinshasa en leur qualité des créanciers privilégiés ont exigé l’application sans complaisance des prescrits de l’article 244 de la loi portant régime général des biens du 1er août 1980 en vigueur.

Par la même occasion, ils invitent la Banque centrale du Congo en sa qualité de l’autorité monétaire et garant de la loi en matière de banque des finances et de l’épargne publique à briser son mutisme ambigu et à fixer l’opinion sur le flou entretenu autour des immeubles cédés à la Banque de Kinshasa par Dokolo en couverture de surendettement des entreprises de son groupe.

Ils dénoncent avec force la complaisante restitution d’immeubles à la succession et exigent la rigueur de la loi et la stricte conformité à la ligne de conduite portant ordre d’annulation des mutations opérées en faveur de la succession Dokolo suivant la lettre n°1 08/UPRES/ECOFIN. DIRCAB/HL/2006 du 5 août 2006 du vice-président de la République en charge de l’Ecofin telle que corroborée par celle n° CAB/P/AN/DIRCAB/ 55106 du 6/04/2006 relatifs à la restitution d’immeubles cédés par feu Dokolo.

Ils en appellent à l’engagement constitutionnel du chef de l’Etat à respecter et à faire respecter la loi afin de permettre aux ex-agents de la NBK de bénéficier leur droit en rapport avec les dispositions de l’article 244 susvisé. Ils exhortent l’Etat propriétaire à envisager par autre procédé, ta résorption du contentieux Dokolo, sans préjudice des dispositions des articles 234 et 244 de la loi cité ci-haut.

Ils demandent à la Banque centrale du Congo d’instruire sans délai, le liquidateur indépendant d’intégrer à sa mission le paiement du volet social. Ainsi, les travailleurs de la NBK souligne que ne pas agir selon la logique de chose, équivaut à une compromission aux risques de laisser spolier la NBK en liquidation.

Les travailleurs seront appelés à utiliser tous les moyens constitutionnels à leurs dispositions pour rétablir l’enjeu en vue du paiement de leurs droits légaux.

Prosper Bioto/La Référence Plus