Le Chorégraphe Faubert Bikila, la sève du folklore congolais
Kinshasa, 06/01/2007 / Culture
« Pour moi qui ai suivi un parcours de danse transversal, il s’agit alors de proposer au public une danse contemporaine qui dialogue , questionne et traverse les cultures existantes »
« Le folklore est une source d’épanouissement, d’enrichissement corporel, spirituel. Mon souhait en tant que chorégraphe est d’aider la nouvelle génération à mieux faire ». C’est le credo du chorégraphe Faubert Bikila, initiateur de la jeune asbl, « La main dans la main ». Aujourd’hui, il dirige le groupe folklorique « Festina lente, Tic-tac » qui perpétue la tradition sans rien ignorer de la modernité. Talentueux, l’artiste passe facilement sur scène d’un rôle à un autre. Bikila ne flanche pas. Il lutte pied à pied. Il est solide. Ses aspirations personnelles lui ont permis d’obtenir l’expérience, la force d’un travail chorégraphique qui puise ses sources dans les cultures africaines et urbaines au sein de sa structure théâtrale, fruit de tout un parcours et d’un avenir prometteur.
Le chorégraphe Bikila a fait ses débuts à l’âge de 11 ans au Conservatoire des musiques, actuel Institut national des Arts (INA). D’abord en danse classique, il pratique très vite les danses traditionnelles de la RDC. Mais la danse n’est pas seulement son point fort. Diplômé en communication, il travaille pendant peu dans la presse, mais comprend très vite que la danse est « sa vie ».
Alors, il se construit sa formation au contact de multiples chorégraphes, stages, cours… en s’initiant à la danse d’expression africaine au contact de Watert Kebousa, Miriam Olinga… Puis les stages au Cameroun, Togo et Sénégal, etc. lui permettent de découvrir d’autres techniques.
La pratique de la danse contemporaine lui vient de Maurice Batisa et la technique « Bula-Bula » qu’il apprend au Mali lui ouvre d’autres horizons. Le chorégraphe est aussi spécialiste de la danse d’expression urbaine.
C’est en 1987 qu’il commença sa carrière d’interprète, armé d’une formation solide auprès de professionnels et de passionnés. Son dernier spectacle chorégraphique a sillonné divers festivals en Afrique et ailleurs.
Aujourd’hui, dit-il, ses aspirations personnelles, lui ont permis d’obtenir l’expérience… : « Pour moi, qui ai suivi un parcours de danse transversal, il s’agit alors de proposer au public une danse contemporaine qui dialogue, questionne et traverse les cultures existantes. Et pour m’engager dans cette démarche, je me réfère aux danses des cultures qui sont proches de ma vie. Mes origines africaines m’ont rapproché des danses d’expressions européenne et asiatique.
Au-delà de leurs caractères performants, festifs et symboliques, ces danses m’ont donné une richesse d’inspiration. Si les cultures sont nos racines, elles nous font assurément grandir, aller vers, rencontrer… », a-t-il indiqué très lucide. Une conviction qui a accompagné son parcours d’interprète et orienté résolument sa démarche de création.
Dieumerci Monga Monduka/Le Potentiel
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