En présence des ministres    de l’Enseignement supérieur et universitaire ainsi que de la Culture et des Arts, a eu lieu dernièrement, l’ouverture de l’atelier sur l’évaluation des enseignants à l’Ina. Il s’agissait des ministres Théo Baruti et Philémon Mukendi ainsi que du Président du conseil d’Administration des instituts supérieurs techniques   Mpeye Nyango.

Un public nombreux composés d’étudiants, d’enseignants et d’administratifs a pris part à cette cérémonie animée par le groupe de Jazz « Ya Kongo ».

Prenant le premier la parole, le directeur général de l’ina, Me Lema Kusa a remercié ses invités parmi lesquels Mme Sandra de la Coopération française. Il a ensuite annoncé que l’institution qu’il dirige est en pleine modification sur deux plans à savoir l’environnement physique et humain.  En ce qui concerne l’environnement physique, il a remercié la société de communication Vodacom qui est en train de faire porter l’Ina d’une belle robe.

Toutefois, cela ne suffit pas a-t-il ajouté. Car, pour lui « il est un fait que l’on ne peut pas parler de réhabilitation physique sans celle dite morale. Aucune réhabilitation n’est possible sans action opérée sur les hommes pour un changement de mentalité ». C’est pourquoi, étant donné que la réhabilitation physique est entrain de se réaliser, il y a lieu que l’on s’attaque à la réhabilitation morale.

Ainsi grâce à l’Unesco et le Centre Wallonie- Bruxelles, l’Ina tient le présent atelier qui se déroulera en deux temps d’une part, il s’agit d’évaluer les enquêtes et l’atelier sur « le renforcement des capacités de la pratique musicaleen Rdc et d’autre part , jeter un regard critique sur les programmes des enseignements en rapport aux instructions académiques et aux problèmes posés par certains de nos partenaires et l’autorité de tutelle.

Prenant ensuite la parole, le ministre Théo Baruti a fait remarquer que sa présence aux manifestations organisées par l’Ina est le signe de l’intérêt qu’il porte à cet établissement. Il a poursuis en affirmant qu’au moment où la Rdc quitte la transition à la suite des élections et qu’elle entre dans une nouvelle ère avec l’esprit de rebâtir une grande nation au centre de l’Afrique, il y a lieu que l’Ina parte sur de bonnes bases.

C’est ainsi qu’il a placé l’atelier dans les perspectives de la refondation. En effet. Pense-t-il c’est avec les artistes de théâtre et de musique la Rdc va jouer le rôle qui lui a toujours été dévolu : celui d’avant-garde. Dans ce cadre précis, avant de prononcer la formule d’usage d’ouverture, il a félicité (le directeur général de l’Ina, Me Lema pour les efforts qu’il déploie en vue de redorer son blason terni. Sur une note d’espoir, il a qualifié l’Ina de la « Belle fille de l’Esu ». Le ministre Mukendi Philémon, quant à lui, en tant que professeur à l’Ina, s’est exprimé en disant qu’il adhère à tout ce qui va dans le sens de l’amélioration de la qualité des enseignants.

Etant pour tout le monde un scandale géologique, la Rdc l’est aussi du point de vue de la culture. Sa diversité culturelle est une richesse que    beaucoup n’appréhendent pas. D’où la nécessité de la professionnalisation des métiers de la culture et des art après le Pr. Mukendi, le président du Caist, le Pr. Prospère Mpeye a mis l’accent sur le professionnalisme des enseignements artistiques. Pour lui, en effet, l’Ina doit orienté les étudiants vers la pratique des métiers d’arts que sont la musique et le théâtre.

Sa conférence inaugurale a été suivie des interventions de l’ancien Dg de l’Ina, Ndundu Kivuila et du professeur Yoka qui tous deux ont noté la nécessité d’équiper l’Ina en mettant un accent particulier sur le recrutement des  enseignants et des étudiants ainsi que l’instauration de la politique de la formation des formateurs. Dès lors, l’importance qu’il y a d’accorder une attention aux problèmes de l’Ina.

(Ern.)

Paul zita Nzuzi/Le Palmarès