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Bonjour | 07/08/2008 22:27 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le président du Comité provincial du Pprd/Katanga salue l’exploit de la victoire électorale du président Joseph Kabila ainsi que son discours d’investiture pour le judicieux programme de reconstruction qu’il y a tracé et auquel il convie pour son succès tout le peuple congolais. Le Député national élu aux dernières législatives et président du Comité provinncial du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd)/Katanga, Honorable Richard Muyej Mans, est de ces politiciens qui se sont battus bec et ongles pour la victoire de Joseph Kabila à l’élection présidentielle du 29 octobre dernier. Obnubilé par ce succès, Richard Muyej donne, à travers les avis qu’il émet dans une interview accordée à la presse, sa perception des différents points abordés par le Président de la République dans son discours d’investiture.

M. Muyej a trouver la meilleure opportunité de convier ainsi le peuple congolais dans son ensemble à intérioriser les grands axes de la pensée de Joseph Kabila pour qui la seule préoccupation est la recherche du bien-être de tous. Le Président fédéral du PPRD Katanga remarqué un homme de foi ne cache pas son optimisme et invite ainsi les Congolais à se débarrasser du « vieil homme » et à envisager l’avenir avec espoir. Ci-après les confidences faites par le leader katangais du Pprd qui se prêtait aux questions des confrères Guillaume Ekandje et René Kawela.
 
Quels sont vos sentiments après la brillante victoire de Joseph Kabila au second tour de l’élection présidentielle ?

Je suis calme et prudent. Je crois qu’on a eu le temps de manifester la joie pour le succès électoral. Je pense qu’il est temps que nous puissions nous concentrer sur l’avenir. Nous avons pris des engagements fermes pendant la période de campagne. Il faudrait que nous voyions comment nous allons les honorer. Nous devons également voir les priorités de même que les attentes de notre peuple, et comment organiser un programme pour que ce même peuple perçoive des signaux forts qui puissent susciter son espoir.

Il faut avouer que le peuple Congolais attend beaucoup du gouvernement qui va être mis en place et il ne faudrait pas que nous puissions le décevoir. Le président Joseph Kabila doit faire preuve de constance et de sens de respect de la parole donnée. Il a honoré ses engagements vis-à-vis de notre peuple pendant la transition. Ce qui lui a valu la confiance. Les gens s’habituent à le voir réussir et vous comprenez qu’en ce moment le mandat devient assez délicat. Il doit demeurer fort et déterminé à réussir.

Par rapport à ces engagements, il y a également ceux pris avec des partenaires. D’aucuns parlent aujourd’hui du PPRD qui veut avoir la part du lion dans le partage des postes du fait de sa majorité au Parlement. Que pensez-vous de tout ce qui se dit autour de cette part du lion que le parti de Joseph Kabila voudrait accaparer ?

Il y a deux choses dans la question que vous soulevez. La première concerne les engagements vis-à-vis des partenaires. Je suis d’avis que lorsqu’on prend des engagements, on les respecte. Il faudrait donc tout faire pour respecter les engagements que nous avons pris avec différents partenaires. Qu’il s’agisse du Palu de Gizenga, de l’Udemo de Nzanga Mobutu, nous devons scrupuleusement respecter ces engagements. Ce sont des partenaires avec qui nous avons réussi un pari fort. Il faudrait qu’ils trouvent absolument leurs comptes.

La deuxième chose, c’est l’équilibre des forces au sein de l’Amp et alliés. Le PPRD a démontré qu’il était la première force politique de ce regroupement. Il est tout à fait logique, à mon avis, qu’il puisse avoir la part qui correspond à la force qu’il représente dans cette union. Je crois que cela n’est que justice. Mais, il ne faudrait pas que cela puisse frustrer les autres. Donc, le PPRD doit faire cette démarche sans beaucoup de folklore et avec beaucoup d’humilité. Je crois que les autres sont aussi disposés à comprendre.

Pourquoi le PPRD tient-il à s’approprier de la victoire de Joseph Kabila, alors que celui-ci était candidat indépendant et donc du peuple ?

Il est vrai que Joseph Kabila avait vu plus loin. Il avait des dimensions fortes dépassant celles d’un parti politique. Le PPRD s’en est rendu compte et a compris la vision du Chef de l’Etat qui continue à susciter d’autres adhérents.

Le Président de la République a parlé de cinq chantiers. L’opinion n’y comprend encore rien jusqu’à présent. Pourriez-vous nous dire par où vous allez commencer, parce que le pays entier est un chantier ?

Je crois que le Chef de l’Etat a fixé les axes et les objectifs vers lesquels nous devons tendre. Ces objectifs correspondent avec les attentes de notre peuple. Le plus important, c’est de savoir regrouper ces objectifs dans deux points : combattre la famine, combattre la pauvreté, mais aussi reconstruire notre pays. Pour le reste, je crois qu’il faut éviter pour l’instant, pour des raisons d’harmonie, d’anticiper sur le discours programme du chef du gouvernement qui devra entrer dans les détails, qui devra toucher les stratégies.

 J’aimerais pour l’instant que nous puissions nous contenter de savoir que le duo Kabila - Gizenga a pour double objectif : lutter contre la pauvreté et reconstruire ce pays. Comment ? C’est la matière du discours programme qui sera présenté au Parlement. Je crois que nous devons éviter de gêner le Patriarche qui devra réserver la primeur au peuple Congolais.

Dans son discours d’investiture, le Chef de l’Etat a lancé le slogan : « Finie la recréation », et « les portes des prisons sont ouvertes ». Déjà à Kikwit, cette phrase a été comprise d’une certaine manière. De même à Kinshasa, la population donne diverses interprétations à cette pensée du Chef de l’Etat. Pour bon nombre des gens, les personnes citées dans les rapports Lutundula et Bakandeja seront arrêtées. Partagez-vous cet avis ?

Je crois que les gens spéculent un peu trop. Nous tendons vers un Etat de droit. Il faudrait que nous puissions comprendre que pour qu’il y ait changement profond dans ce pays, il faut que la mentalité évolue positivement. Il faut que les esprits changent également. Le Chef de l’Etat était complet dans son discours. Il a présenté les vices qu’il faut absolument combattre. Il a clairement dit qu’il faut un effort conjugué pour rétablir l’échelle des valeurs. Il faut bannir l’impunité.

Il faut éviter de constituer la classe des intouchables. Il faudrait que tout le monde se sente concerné par la loi. Je crois que c’est à ces conditions-là que nous pourrions véritablement parler du changement. Il est aussi important de savoir que le Congolais doit arrêter avec les habitudes perverses de la deuxième République, et s’adonner au travail. Il doit reprendre les vertus de la ponctualité, de la promptitude, de la discipline sur les lieux de travail, de la considération de l’autre, du respect de l’autorité. Ce sont toutes ces vertus qui aideront à faire évoluer notre pays vers un changement profond.

Il est important de savoir que cette recréation qui doit se terminer, concerne tout le monde, y compris l’entourage du Chef de l’Etat. Nous devons tous nous sentir concernés. Je ne peux pas ici entrer en détails en ce qui concerne tous les différents rapports que vous avez évoqués. Pour le rapport dit Panel, par exemple, il y a des démarches qui ont été menées par certaines personnes physiques et morales citées. Il y en a qui ont été rétablies dans leurs droits. Il y en a sur qui les présomptions pèsent encore. Mais, si on peut faire davantage des efforts pour apporter de lumière de manière à rétablir la confiance dans notre peuple, ce n’est pas mauvais. Il ne faudrait pas prendre cela comme des attaques adressées contre certaines personnes. C’est un effort que nous devons consentir pour que ça change effectivement chez nous.

Il y a aussi le rapport Lutundula. Je crois qu’il faut que ce rapport soit enfin débattu pour qu’on en tire des leçons. Il n’y a rien de grave dans ce rapport qui établit des vérités au niveau du déséquilibre créé par certaines négociations et par certains accords. Il faudrait que les partenaires se remettent autour d’une table pour que différentes parties trouvent leurs comptes, et pour que les entreprises qui se sont senties frustrées dans certains accords puissent aussi renégocier certains termes, de manière à ce que les choses soient claires et transparentes.

Je crois qu’il ne faut rien dramatiser, ce n’est pas une révolution. Même ce qu’on croyait être une révolution du temps de M’zee était finalement une révolution pardon. Il faut donc éviter la complaisance et amener les gens à comprendre que maintenant les choses doivent changer pour que notre peuple trouve son compte. Si nous ne faisons pas cela, il faut craindre une véritable révolution qui partira de la masse et qui n’épargnera personne. Nous avons donc intérêt à consentir ce service, à accepter des ouvertures, pour que ça change réellement.

Certaines ONG ont fustigé les contrats léonins signés entre la Gécamines notamment et des partenaires extérieurs. Pensez-vous qu’il faille revoir tous ces contrats ?

Ecoutez, messieurs les journalistes : ceux qui parlent de contrat léonin, c’est par rapport à quoi, le prétendent-ils ? En matière de contrat, on se réfère aux régimes. C’est soit le régime conventionnel, soit celui du code minier. Quand on n’a pas les informations là-dessus, on se perd dans la confusion. C’est alors qu’on se permet de faire des analyses sans fondement. Il faut comprendre toutes les étapes d’un contrat dans le cadre des exploitations minières.

Il y a la prospection, l’étude de faisabilité et la mise en exécution pour une exploitation. Curieusement, ces ONG et organismes voient seulement la dernière étape, c’est-à-dire la mise en exécution. Comprenez qu’il y a ici insuffisance et manque d’information. J’avais suivi une émission sur une chaîne de la place où l’on parlait de manière peu rassurante de ce dossier. Mais, le Congo s’apprête à effectuer un décollage digne de grandes Nations…

Envisagez-vous de tendre la main aux partis politiques n’ayant pas participé aux élections, à l’instar de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi ?

Le Chef de l’Etat a démontré, à travers son discours d’investiture, qu’il tient à créer un environnement sain pour la stabilité du pays, la cohésion nationale, la démocratie et la reconstruction. Cela exige qu’il puisse réduire le cercle des aigris et celui des contestataires. Il n’y a donc aucun mal à ce qu’il puisse composer avec tout le monde.

René Kawela/Guillaume Ekandje/MMC

Last edited: 27/12/2006 16:15:47

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