Le ministre congolais des Affaires étrangères et celui de la Belgique chargé de la Coopération au Développement ont signé conjointement les documents de deux nouvelles conventions spécifiques entre la Rdc et la Belgique.

Les gouvernements congolais et belge ont procédé, jeudi, au salon Rouge du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, à la signature de deux nouvelles conventions spécifiques portant sur les deux premiers volets du Programme d’appui au système de santé, niveau intermédiaire et périphérique (ASSNIP) et sur le Programme de la restauration de la justice à l’Est (REJUSCO).
Les deux premiers volets du programme ASSNIP avec un budget de 8.000.000 d’Euros sur 5 ans à partir de la signature de la convention spécifique, concernent notamment les services de santé de la ville de Kisangani et l’Inspection médicale dans la province Orientale et les zones de santé de Boma et Lukula et l’Inspection médicale dans la province du Bas-Congo. La nouvelle stratégie de renforcement du système de santé du ministère de la Santé forme la base du programme.
Le programme vise à améliorer l’état de santé de la population par l’amélioration progressive de la qualité des soins de santé (soins globaux, continus, intégrés, efficaces, efficients, accessibles) offerts aux populations des zones sélectionnées. Il couvre des frais de fonctionnement et du personnel, d’approvisionnement en médicaments et petit matériel médical, d’une assistance technique multiforme et des frais d’investissements.
Le programme REJUSCO qui a une durée de 3 ans, cofinancé par la Commission européenne, la Coopération hollandaise, la Coopération britannique et la Coopération belge. La contribution belge à ce programme s’élève à 1.300.000 Euros.
L’objectif global de REJUSCO est de contribuer à la mise en place des capacités juridictionnelles dans les provinces du Nord et Sud-Kivu et le district de l’Ituri en province Orientale, de manière à soutenir l’instauration de l’Etat de droit à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Les deux documents ont été signés conjointement par les ministres congolais des Affaires étrangères, Raymond Ramazani Baya, et belge de la Coopération au Développement, Armand De Decker.
La Belgique promet d’augmenter son aide et de plaider pour un retrait progressif de la Monuc
Le Royaume de Belgique a été le pays occidental le mieux représenté à l’investiture du président Joseph Kabikla. Sa délégation comprenait, outre le premier ministre, trois autres membres du gouvernement. L’ancienne métropole promet de porter son aide annuelle à 109 millions d’euros. Cette augmentation, comme l’a dit Armand De Decker à radiookapi.net, est conditionnée par la poursuite de la démocratie et surtout la bonne gouvernance.
Selon le ministre belge de la Coopération et de Développement, son pays va doubler l’aide à la RDC parce qu’il croit dans son avenir et dans la volonté des Congolais de reconstruire et de stabiliser leur territoire.
Comme le dit le président, c’est la fin de la recréation, maintenant il faut se mettre au travail», a déclaré l’homme d’Etat belge, soulignant que le Royaume de Belgique va aider la RDC pour contribuer au financement des infrastructures routières sanitaires de chemins de fer et d’autres domaines où ce sera nécessaire. « Ce sera évidemment une aide conditionné par la poursuite du processus de démocratisation et de bonne gouvernance. Le Congo ne se développera qu’à condition qu’il y ait la bonne gouvernance. Autrement, tout sera des emplâtres sur des jambes de bois », a déclaré le ministre Allemand De Deker.
En attendant, certains membres de la délégation belge vont déjà signer ce jeudi des accords de coopération avec la partie congolaise.
La Belgique va plaider pour un retrait progressif de la Monuc
La Belgique va plaider pour un retrait progressif des troupes de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC). La Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) est actuellement, avec 17.600 Casques bleus, la plus importante opération onusienne de maintien de la paix. Elle a été renforcée pour la période électorale qui tire sur sa fin et son mandat expire le 15 février.
Guy Verhofstadt va tenter de convaincre le Conseil de sécurité de mettre à la présence des troupes onusiennes de manière graduelle. Il a admis que la diplomatie belge devra persuader les Etats-Unis qui sont le plus gros contributeur au budget des opérations de maintien de la paix de l’ONU. «Je plaide pour la prudence, notamment au regard de la situation dans l’est» de la RDC, où des milices armées sont toujours actives, a déclaré le numéro un belge hier à Kinshasa, après la prestation de serment du président Joseph Kabila comme premier chef d’Etat élu de l’histoire de l’ex-Congo belge.
Parallèlement, le Premier ministre a affirmé que la Belgique poursuivrait son effort pour aider à la mise sur pied d’une armée congolaise «intégrée», rassemblant des éléments fournis par les anciens belligérants de la guerre civile de 1998-2003. «C’est prévu dans le budget 2007”, a-t-il dit.
Le président sortant de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a prêté serment hier devant 10.000 invités. Joseph Kabila devra avant tout gagner la confiance des bailleurs de fonds, alors que la RDC a une dette multilatérale de 10 milliards d’euros.
Ses marges de manoeuvre financière sont très étroites pour lancer les grands chantiers de la reconstruction de ce pays doté d’immenses ressources naturelles mais où 30.000 Congolais meurent encore chaque mois faute d’accès aux soins élémentaires.
(Th)
Acp/LP/Afp
Last edited: 08/12/2006 17:02:44