Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 09/01/2009 4:27 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Selon le rapport publié le 1èr décembre, jour de la célébration de la journée mondiale du Sida, par le bureau International du Travail, relevé que le Vih/Sida serait à la base d’un manque à gagner de plus d’un million de nouveaux emplois perdus chaque année Dans un nouveau rapport publié le 1er décembre, jour de la célébration de la journée mondiale du Sida, le Bureau International du Travail (BIT) relève que le Vih/Sida serait à la base d’un manque à gagner de plus d’un million de nouveaux emplois chaque année.

L’avancée implacable du Sida réduit notamment la croissance de l’économie et de l’emploi dans les pays les plus durement touchés par  l’épidémie mettant en cause leurs efforts pour éradiquer la pauvreté, créer de nouveaux emplois pour les jeunes et lutter contre le travail des enfants », affirme ce rapport. Pour expliquer cela, le rapport présente un modèle économique qui définit l’incidence l’épidémie du Vih sur la croissance de l’économie et de l’emploi dans 43 pays ayant un taux de prévalence de 1% ou plus pour lesquels les données nécessaires étaient disponibles.

L’ouvrage: « Le Vih/Sida et le monde du travail : évaluation mondiale, répercussions sur les enfants et les jeunes, et réponse 2006 » rapporte qu’aujourd’hui environ 36,3 millions de personnes en âge de travailler, soit 15 ans et plus vivent avec le Vih/Sida et dont la majorité sont en Afrique saharienne.

Le pourquoi de ce rapport

Dans ce rapport, le BIT a constaté que sur les 24,6 millions travailleurs qui vivent avec le Vih/Sida, il faut ajouter quelque 12 millions de personnes, des femmes pour la plupart, qui ont une activité économique à domicile, quelle qu’elle soit, et qui vivent avec le virus.

En plus de cela, les 43 pays les plus durement touchés, ont perdu en moyenne 0,5% de leur croissance économique chaque année entre 1992 et 2004 en raison de l’épidémie. Parmi eux, 31 pays d’Afrique subsaharienne ont perdu 0,7% de leur taux annuel de croissance économique et 05% de leur croissance de l’emploi annuel.

D’où la perte d’emplois est évaluée à 1,3 million par an dont 1,1 million pour l’Afrique seule. L’impact de l’épidémie étant grave pour les enfants et les jeunes, il se trouve que leur existence, leurs espoirs et leur avenir soient hypothéqués directement ou indirectement par le Sida. Ce qui fait que quand ils atteignent l’âge de travailler, leur chance d’obtenir un emploi valable se réduise drastiquement.

Cependant, les jeunes, constate ce rapport, ont deux à trois fois plus de risque de se retrouver au chômage que les adultes. Le rapport souligne à ce sujet que non seulement cela accroît la vulnérabilité des jeunes en termes de pauvreté, mais aussi le risque accru d’exposition au Vih d’un grand nombre de jeunes au chômage dans les zones à faibles ressources. Environ 5 à 6.000 jeunes gens de 12 à 24 ans contracteraient le virus chaque année. En 2005, plus de 3 millions de travailleurs dans le monde étaient partiellement ou totalement inaptes au travail du fait du Sida et trois quarts d’entre eux vivaient en Afrique subsaharienne.

Le rapport porte une attention aux jeunes

Selon le BIT, l’attention que le rapport porte aux enfants et aux jeunes illustre les graves répercussions de l’épidémie sur l’avenir de la population active mondiale. Car cette épidémie pousse souvent les enfants à travailler trop tôt parce que leurs parents sont malades ou sont morts et qu’ils ont besoin d’une nouvelle source de revenus. C’est pour cela que le rapport en arrive à dire que le travail met les enfants en danger, les prive de l’éducation et peut les conduire vers des travaux qui les exposent davantage encore à contracter eux-mêmes le virus.

Ce rapport démontre également que les filles encourent un plus grand risque que les garçons d’être abusées sexuellement et de contracter le virus du Sida sur leur lieu de travail, en particulier par la prostitution et d’autres formes d’exploitation sexuelle.

A défaut d’opportunités de travail décent, ajoute le rapport, les jeunes hommes et les femmes sont contraints de travailler dans la précarité et l’irrégularité. Le rapport ajoute « Ils encourent un plus grand nombre face au Vih quand leurs conditions de travail les exposent au virus ». Ces facteurs expliquent notamment la raison pour laquelle les jeunes comptent pour la moitié de l’ensemble de nouveaux cas de transmission du Vih. « De plus, la plupart des jeunes qui vivent avec le Vih  l’ignorent, notamment dans les zones à faibles ressources », prise-t-il.

Pour remédier à ce qui précède, le BIT fait appel à tous pour que le lieu de travail devienne un lieu d’accès privilégie aux traitements. Le rapport relève les récents efforts réalisés aux « délais regrettables » en matière d’accès aux traitements anti-rétroviraux.

Il réaffirme la nécessité de prendre de nouvelles mesures énergétiques pour élargir l’accès aux ARV et  recommandé que le lieu de travail soit désigné comme lieu d’accès privilégié pour ce faire. « Sans un accès élargi aux ARV, on s’attend à ce que le nombre de décès cumulés au sein de la main-d’oeuvre mondiale dus à l’épidémie du Sida continuent d’augmenter. Au contraire, un plus large accès aux ARV aurait un impact significatif sur la main d’oeuvre mondiale », conclut ce rapport.

Gypsie Oissa/Uhuru

Last edited: 07/12/2006 17:13:03

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067