Selon le professeur Luc Montagnier, le Sida n’a aucun symptôme spécifique constant, les symptômes de cette maladie apparaissent entre une et six semaines après la contamination, sous forme d’un syndrome pseudo grippal, ou mononucléosique
Il n’y a pas à l’heure actuelle de traitement permettant de guérir du sida, malgré l’existence de traitements comme les trithérapies rétrovirales qui permettent de contenir l’action du virus avec plus ou moins d’efficacité. On dénombre de nombreux morts chaque jour en particulier dans le tiers monde où ces traitements sont difficilement accessibles. Des recherches continuent pour la mise au point d’un vaccin, mais les progrès dans ce domaine sont très lents.
Les traitements ne doivent pas être pris dès le début de la séropositivité, car ils ont de nombreux effets secondaires, à court et moyen terme. La prise ne débute que lorsque le médecin le juge nécessaire, en évaluant cette nécessité au regard des bilans sanguins effectués et notamment du rapport Charge virale/Taux de CD4.
Une fois le traitement débuté, il doit être poursuivi à vie, avec une très grande régularité (car une pause pendant le traitement peut rendre le virus « résistant »). Les tentatives d’arrêt des traitements, même sous surveillance médicale stricte, n’ont, pour l’instant, pas donné de résultats probants.
Les multithérapies ont de nombreux effets secondaires à court terme, mais qui s’atténuent progressivement au cours du traitement. Il s’agit principalement de fatigue, de maux de tête et de troubles digestifs (nausées, diarrhées), parfois de fièvre ou de plaques rouges sur la peau. Certains effets secondaires n’apparaissent qu’après plusieurs mois de traitement, comme une lipodystrophie (graisse disparaissant du visage pour aller sur le ventre pour les hommes et les cuisses pour les femmes), ou des problèmes liés à l’augmentation des graisses dans le sang (cholestérol, triglycérides) ou à une mauvaise assimilation du sucre.
Les risques de transmission mère-enfant sont de 20% à 40%. A l’aide d’un traitement préventif, le risque de transmission peut être considérablement réduit. Un traitement antirétroviral associé à la césarienne et à l’allaitement artificiel permet de réduire le risque de transmission à moins de 1%. La durée courte du travail et le délai court de prise en charge après la rupture de la poche des eaux sont des facteurs de protection contre la transmission materno-foetale.
Une étude conduite sur quelque 900 femmes pendant huit ans a montré que le risque de rebond viral augmente de 40% chez les fumeuses et leur risque de défaillance immunologique est accru de plus de 50% ; la réponse virologique est dégradée de 20% et la réponse immunologique de 15% (American Journal of Public Health, juin 2006).
Tsheke Bukasa/Le Phare
Last edited: 05/12/2006 15:26:45