C’est grâce au partenariat public privé conclu entre la Snel et la firme MagEnergy que des pompes ont été acquises pour réhabiliter rapidement cette turbine.

Le 14 octobre 2006 à 23h54’ (temps universel), le groupe 4 de Inga 2 s’est arrêté à la suite des anomalies constatées dans le système de drainage du couvercle de la turbine. Cette interruption a provoqué d’énormes ennuis dans le volume de l’électricité qu’exige l’alimentation de la ville de Kinshasa. Des délestages ont été systématisés à travers les quartiers de la capitale. Pendant toute la période d’arrêt du G24, un déficit de près de 100 mégawatts était enregistré dans le flux destiné à la ville de Kinshasa. Grâce au partenariat public, privé conclu par la Société nationale d’électricité (SNEL) et la firme MagEnergy, des pompes ont été très rapidement acquises et acheminées pour la fiabilisation de ce groupe dans le cadre des travaux d’urgence identifies et programmés par la Snel.
Ces travaux ont bénéficié d’une célérité dans son traitement que les bailleurs de fonds traditionnels ne peuvent offrir non seulement par la faute de la rigidité de leurs procédures d’octroi de crédits mais aussi par la sévérité des conditionnalités qu’ils imposent aux pays demandeurs. C’est cela l’avantage que le partenariat public-privé offre, dans l’intérêt bien compris de toutes les parties.
La remise en service du G24 dans le réseau, le 29 octobre 2006 à 14h23’ (TU), a permis de renforcer la capacité d’intervention du barrage d’Inga dans le volume de la puissance consacrée à la fourniture électrique de la ville de Kinshasa. Cela a eu comme conséquence directe la diminution des foyers noirs dans la capitale. Déjà, les travaux de réparation du G23, en arrêt depuis 1993 sont en cours d’exécution actuellement sur le site d’Inga.
Grâce toujours au partenariat public-privé Snel-MagEnergy, quatre groupes sont concernés par le programme de réhabilitation. Il s’agit des groupes 4, 5, 6 et 8 encore en activité mais dans un état peu rassurant, selon les experts de la SNEL. En fait, dans leur état actuel, ces machines peuvent s’arrêter à tout moment, comme ce fut avec le G24. A la fin de ce projet, la Snel totalisera cinq machines en état de fonctionner, quasiment une remise à l’état complet.
Au regard de ces résultas fructueux, les experts de la Snel ne jurent plus que sur le partenariat public-privé pour des solutions rapides aux problèmes de la société nationale d’électricité. Freiner cet élan équivaudrait a une volonté non déclarée de tuer cette entreprise à petits feux.
AMEDEE M.K./Le Potentiel
Last edited: 04/12/2006 17:44:56