Cameroun, République du Congo et Gabon, trois pays d’Afrique centrale où le groupe “La Sanza” effectue sa dernière tournée de l’année 2006, tournée qui s’étendra jusqu’à la fin de la première semaine de l’an­née 2007. Dans sa gibecière, le groupe apporte le spectacle « Emala » qui en appelle à la conscience du peuple. Le temps passe et s’en va. Le peuple doit se lever pour marcher vers l’idéal à atteindre.

Les préparatifs à Kinshasa, Capitale de la République démocra­tique du Congo, vont bon train. Le groupe “La Sanza” entame sa tournée africaine le 4 décem­bre prochain. Le Cameroun est le premier pays (parmi les trois susmentionnés) qui accueille ce périple organisé par l’Espace cul­turel “Tam-Tam” de la RDC.

Le chorégraphe Eddy Mboyo et les siens offriront deux productions au festival de “Ko­latier” du 5 au 9 décembre. Les festivaliers découvriront et ap­précieront ces jeunes artistes congolais pétris de talent. Des batteurs aux doigts magiques... Originellement afri­cain, « Emala » est un spectacle qui exhorte à plus de conscience. Invraisemblable, mais réel, une combinaison de sons de manière agréable à l’oreille. A Kinshasa, on a vu ce groupe rompu à la tâ­che et travaillant méthodiquement sous l’œil critique des spécialis­tes congolais.

Melodies purement africaines

La deuxième étape est prévue à Brazzaville et  Pointe-Noire du 26 au 30 décembre 2006. La programmation de ce spectacle dans le pays de Denis Sassou Nguesso peut déjà faire émerveiller le public de deux vil­les car ayant déjà fait la joie d’autres spectateurs. L’on se rappellera toutefois que le groupe s’est déjà produit à Pointe-Noire dans le cadre du festival “U’Sangu N’Djindji”.

Libreville, capitale du Ga­bon, abritera la dernière étape de cette tournée africaine (du 1er au 7janvier 2007) soutenue par l’Or­ganisation internationale de la francophonie (OIF), le Centre Wallonie-Bruxelles (CWB)/Kins­hasa, le Centre culturel français (CCF) et la Compagnie Tam­Tam qui.

Cette tournée ne sera pas la première pour ce groupe qui exploite des thèmes très instruc­tifs, notamment l’éveil de la cons­cience, la gestion du temps, l’édu­cation, la responsabilité, le droit des enfants et les enfants de la rue...

Le groupe « La Sanza », six ans d’existence avec une al­lure de gazelle vers l’excellence, est coordonné par le chorégra­phe Eddy Mboyo. Il se livre à une musique de recherche typiquement africaine faisant preuve de capacité. Le travail de ce chorégra­phe mérite d’être placardé. Conçue à partir des objets de récu­pération, la musique de “La Sanza” aux rythmes et mélodies purement africains va, au-delà de simple créativité artistique, fran­chir la dimension scientifique que l’on retrouve dans la fabrication des instruments de musique.

Dieumerci Monga Monduka/Le Potentiel