Selon le président de l’Ong AVESTA, Mputu Veritas, environ 30% des Congolais souffrent de l’anémie SS, soit 5% des malades proprement dits et 25 % des porteurs de trait ou transmetteurs de la tare
Environ 30 % des Congolais souffrent de l’anémie SS, soit 5 % des malades proprement dits et 25 % des porteurs de trait ou transmetteurs de la tare, a révélé mardi le président de l’ONG AVESTA, Mputu Veritas, à l’occasion de la 9ème édition de la Journée mondiale de la drépanocytose ou anémie SS, célébrée le 28 novembre de chaque année.
Selon la source, en Afrique subsaharienne en général, et en RDC en particulier, la majeure partie d’anémiques meurent à bas âge ou dans leur tendre enfance. On estime à 5 % seulement le nombre de ceux qui atteignent l’âge adulte en RDC dont la typologie du mal est la plus répandue, la plus appauvrissante et la plus meurtrière.
Maladie génétique, précise M. Mputu, la drépanocytose ou anémie SS ou encore anémie à cellules falciformes, procède de la déformation de l’hémoglobine. Pour fonctionner normalement, le corps humain, a dit M. Mputu, a besoin de l’oxygène. Aspiré et purifié par les poumons, l’oxygène est chargée à travers les artères et les veines grâce aux globules rouge, le sang.
Les globules rouges normaux ont la forme ronde. Ce qui leur permet de rouler facilement partout comme une bille, tandis que les anormaux, les falciformes, épousent la forme d’une faucille, d’une feuille ou d’une banane.
Les globules rouges déformés ont donc d’énormes difficultés de circulation. Si au niveau de grandes artères tout semble se dérouler normalement, les choses se compliquent au niveau de petits vaisseaux, a noté le président de l’AVESTA. Ainsi, lorsque les cellules falciformes se trouvent dans l’impossibilité d’évoluer à travers les petits canaux, ils déposent carrément leurs charges d’oxygène à la hauteur de l’obstacle.
Et là où l’oxygène est absent, cela se traduit par des douleurs atroces. Les parties du corps les plus exposées à cette difficulté sont les os, les articulations, les membres supérieurs et inférieurs, le ventre, le dos, le foie et la rate, a fait savoir l’orateur.
Selon lui, ces douleurs surviennent soit sporadiquement, soit régulièrement, presque brutalement et cette crise prend une tournure dramatique au cas où elle parvient à provoquer le dysfonctionnement des poumons, du cœur, du cerveau, de la rate, des reins ou encore du système immunitaire, faute de circulation sanguine suffisante.
ACP
Last edited: 02/12/2006 13:11:28