Les dirigeants du Mlc, par leurs bras armés que sont les badauds et autres enfants de la rue, et même des militaires commis à la garde de l’ancien Vice-président de la République en charge de l’Ecofin, ont fait de la police nationale la cible de la violence gratuite.
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C’était étonnant de voir des personnes qui étaient à la conquête du pouvoir d’Etat, s’acharner à désacraliser le symbole de l’autorité qu’est la police nationale. C’était le signal et l’explication de ce qui se passait et qui pourra encore se passer dans ce pays.
Bon vin point d’enseigne
Dans ce pays, en pleine ville de Kinshasa, on a vu des scènes inédites de violence. C’était le cas le 27 juillet 2006, pour ne pas monter jusqu’au déluge. Les dirigeants du Mlc ont récidivé le 20, le 21 et le 22 août 2006. On a vécu la même situation le 11 novembre de la même année. En une année, on a connu trop de morts inutiles. Et pourtant, le souhait de tous les Congolais était que l’on ne revive plus les tueries connues par le pays pendant les cinq années de guerre aussi bien en Ituri, à Kisangani, au Nord-Kivu, au nord Equateur qu’au Sud-Kivu.
La violence, toujours la violence
Autre fait, les dirigeants du Mlc ont fait du mensonge, leur dialectique politique. Même lorsqu’ils étaient pris en flagrant délit, non seulement ils niaient les faits, mais cherchaient désespérément à les mettre sur le dos de l’adversaire. Ainsi, le 27 juillet 2006, alors que les images montrent les gardes de JP Bemba tuer, violer et piller, les dirigeants de ce parti politique, à travers les médias programmés, voulaient faire passer dans l’opinion que ce sont les éléments de la Garde Républicaine de J.Kabila qui avaient commis ces forfaits.
Lorsqu’ils ne pouvaient pas nier les faits, ils trouvaient excuse dans le mensonge en les justifiant par la provocation dont ils auraient été victimes. Les 20, 21 et 22 août, on a assisté à la même scène. La même question revenait sur les lèvres « qui avait commencé à tirer? ». C’est comme si on chercherait à connaître le sexe d’un chien qui ne porte pas de culotte. Le 11 et le 21 novembre, alors que tout le monde avait vu les guerriers en flèche et cache-sexe amenés fraîchement de la province de l’Equateur, le Mlc a tenté comme toujours à incriminer ses adversaires. Le hic de la dérive au Mlc aura été l’attaque contre la Cour suprême de justice incendiée à l’occasion.
On est tombé plus bas
Les dirigeants du Mlc auxquels se sont joints tous les aigris et assoiffés du pouvoir que compte ce pays, ont dépassé les bornes du fascisme. Ainsi, on a vu le professeur de droit Vincent de Paul Lunda Bululu, ancien Premier ministre du pays se substitue à la Cei et à la Cour Suprême de justice pour proclamer les résultats du deuxième tour de la présidentielle. Il faut dire que l’on était au bas de l’échelle, mais avec ces actes, on s’est mis à lécher le pave.

Comme si cela ne suffisait pas, les dirigeants du Mlc ont récidivé en annonçant un fictif arrêt de la Cour Suprême de justice qui déclarait JP Bemba président de la République élu. Il avait suffi de cela pour bien connaître les visées du Mlc. Alors qu’ils étaient dans la rue pour célébrer la victoire illusoire de leur leader, les militants du Mlc ont érigé des barrières, visite et menace les supposés avoir soutenu la candidature de J.Kabila.
Pour nous qui, devant les provocations et les injures contre le chef de l’Etat et les menaces contre tous ceux qui se reconnaissaient au Pprd ou à J.Kabila, avions autrefois demandé au Pprd, parti phare de l’Amp, de se doter d’une certaine dose de vandalisme, nous nous sommes révisés au regard de ce qui est arrivé le 27 novembre après le verdict de la Cour suprême de justice. Les militants du Pprd et alliés ont investi les rues sans s’attaquer à qui que ce soit, sans ériger une seule barricade, sans brûler un seul pneu sur la chaussée. Comme quoi, ce clan politique inculque à ses militants des valeurs morales, civiques et républicaines.
Le mensonge comme moyen politique
Bien avant cela, les Congolais n’oublieront pas de sitôt toute la campagne d’intoxication, tous les mensonges sur le chef de l’Etat en lieu et place d’arguments politiques. Les générations futures qui étudieront l’histoire de cette période de cette campagne électorale, devront se retenir pour ne pas s’évanouir devant ces mensonges érigés en méthode et en idéologie politique. Heureusement, la vérité est têtue, elle s’est imposée. Dommage que le leader du Mlc soit resté égal à lui-même, même lorsqu’il était question de reconnaître sa défaite. Son message, plutôt que d’annoncer une ère nouvelle, a été une véritable déclaration de guerre. Le président élu, le Premier ministre, les organes de la loi, la police nationale, la presse, savent en quoi s’en tenir. La période qui s’ouvre sera celle de la vengeance avec tout ce que cela comprendra comme pièges et provocation. Un homme averti en vaut deux.
L’Avenir
Last edited: 29/11/2006 14:08:15