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La Police nationale la cible de la violence gratuite

Kinshasa, 29/11/2006 / Politique
Les dirigeants du Mlc, par leurs bras armés que sont les badauds et autres enfants de la rue, et même des militaires commis à la garde de l’ancien Vice-président de la République en charge de l’Ecofin, ont fait de la police nationale la cible de la violence gratuite. C’était étonnant de voir des personnes qui étaient à la conquête du pouvoir d’Etat, s’acharner à désacraliser le symbole de l’autorité qu’est la police nationale. C’était le signal et l’explication de ce qui se passait et qui pourra encore se passer dans ce pays.

Bon vin point d’enseigne

Dans ce pays, en pleine ville de Kinshasa, on a vu des scènes inédites de violence. C’était le cas le 27 juillet 2006, pour ne pas monter jusqu’au déluge. Les dirigeants du Mlc ont réci­divé le 20, le 21 et le 22 août 2006. On a vécu la même situation le 11 novembre de la même année. En une an­née, on a connu trop de morts inutiles. Et pourtant, le souhait de tous les Con­golais était que l’on ne re­vive plus les tueries con­nues par le pays pendant les cinq années de guerre aussi bien en Ituri, à Kisan­gani, au Nord-Kivu, au nord Equateur qu’au Sud-Kivu.

La violence, toujours la violence

Autre fait, les diri­geants du Mlc ont fait du mensonge, leur dialectique politique. Même lorsqu’ils étaient pris en flagrant dé­lit, non seulement ils niaient les faits, mais cherchaient désespérément à les mettre sur le dos de l’adversaire. Ainsi, le 27 juillet 2006, alors que les images montrent les gardes de JP Bemba tuer, violer et piller, les dirigeants de ce parti politique, à tra­vers les médias program­més, voulaient faire passer dans l’opinion que ce sont les éléments de la Garde Républicaine de J.Kabila qui avaient commis ces forfaits.

Lorsqu’ils ne pouvaient pas nier les faits, ils trouvaient excuse dans le mensonge en les justifiant par la provocation dont ils auraient  été victimes. Les 20, 21 et 22 août, on a assisté à la même scène. La même question revenait sur les lè­vres « qui avait commencé à tirer? ». C’est comme si on chercherait à connaître le sexe d’un chien qui ne porte pas de culotte. Le 11 et le 21 novembre, alors que tout le monde avait vu les guerriers en flè­che et cache-sexe amenés fraîchement de la province de l’Equateur, le Mlc a tenté comme toujours à incriminer ses adversaires. Le hic de la dérive au Mlc aura été l’attaque contre la Cour su­prême de justice incendiée à l’occasion.

On est tombé plus bas

Les dirigeants du Mlc auxquels se sont joints tous les aigris et assoiffés du pou­voir que compte ce pays, ont dépassé les bornes du fas­cisme. Ainsi, on a vu le professeur de droit Vincent de Paul Lunda Bululu, ancien Premier ministre du pays se substitue à la Cei et à la Cour Suprême de justice pour proclamer les résultats du deuxième tour de la pré­sidentielle. Il faut dire que l’on était au bas de l’échelle, mais avec ces actes, on s’est mis à lécher le pave.

Comme si cela ne suffisait pas, les dirigeants du Mlc ont récidivé en an­nonçant un fictif arrêt de la Cour Suprême de justice qui déclarait JP Bemba pré­sident de la République élu. Il avait suffi de cela pour bien connaître les visées du Mlc. Alors qu’ils étaient dans la rue pour célébrer la victoire illusoire de leur leader, les militants du Mlc ont érigé des barrières, vi­site et menace les suppo­sés avoir soutenu la candi­dature de J.Kabila.

Pour nous qui, devant les provo­cations et les injures con­tre le chef de l’Etat et les menaces contre tous ceux qui se reconnaissaient au Pprd ou à J.Kabila, avions autrefois demandé au Pprd, parti phare de l’Amp, de se doter d’une certaine dose de vandalisme, nous nous sommes révisés au regard de ce qui est arrivé le 27 novembre après le verdict de la Cour suprême de justice. Les militants du Pprd et alliés ont investi les rues sans s’attaquer à qui que ce soit, sans ériger une seule barricade, sans brû­ler un seul pneu sur la chaussée. Comme quoi, ce clan politique inculque à ses militants des valeurs morales, civiques et répu­blicaines.

Le mensonge comme moyen politique

Bien avant cela, les Congolais n’oublieront pas de sitôt toute la campagne d’intoxication, tous les men­songes sur le chef de l’Etat en lieu et place d’argu­ments politiques. Les gé­nérations futures qui étu­dieront l’histoire de cette période de cette campagne électorale, devront se rete­nir pour ne pas s’évanouir devant ces mensonges éri­gés en méthode et en idéo­logie politique. Heureuse­ment, la vérité est têtue, elle s’est imposée. Dommage que le leader du Mlc soit resté égal à lui-même, même lorsqu’il était ques­tion de reconnaître sa dé­faite. Son message, plutôt que d’annoncer une ère nouvelle, a été une vérita­ble déclaration de guerre. Le président élu, le Pre­mier ministre, les organes de la loi, la police nationale, la presse, savent en quoi s’en tenir. La période qui s’ouvre sera celle de la vengeance avec tout ce que cela comprendra comme pièges et provoca­tion. Un homme averti en vaut deux.

L’Avenir

Last edited: 29/11/2006 14:08:15

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