Ce projet prévoit le renforcement des systèmes de communications entre les différents services d’urgences de part et d’autre de la frontière, mais aussi de truffer les volcans de sismographes dernier cri
Un accord de partenariat et d’aide financière a été conclu vendredi 24 novembre dernier entre les gouvernements britanniques et helvétique d’une part, et le représentant résident du PNUD, M Ross Moutain, de l’autre, portant sur un montant de deux millions de dollars.
Cet accord concernait le projet intitulé « Volcano Risk Management Unit » qui vise la mise sur pied d’un système de surveillance humain et électronique des activités telluriques dans et autour des Volcan Nyiragongo et Nyamulagira. Avec un tel système d’alerte et de surveillance, est humainement et techniquement possible de prévenir les populations et de les évacuer vers des refuges préalablement identifiés.
Selon les initiateurs, ce projet prévoit de renforcer les systèmes de communications entre les différents services d’urgences de part et d’autre de la frontière, mais aussi de truffer les volcans de sismographes dernier cri, capables d’analyser, en temps réel, toute activité anormale du volcan. Au bout de deux années de renforcement des capacités locales, soit fin octobre 2008, le projet continuera d’évoluer de manière autonome.
Selon, un communiqué remis à la presse, la pierre angulaire du système surveillance consistera dans la mise sur pied d’une « unité de gestion du risque » qui intégrera, au sein d’une structure, les données techniques, la chaîne de commandement et de prise de décisions afin de pouvoir réagir de manière rapide et efficace en cas d’alerte. Des plans d’évacuation seront établis en fonction de divers scénarios possibles.
Les campagnes de sensibilisation et d’information seront accrues au bénéfice des populations. L’observatoire Volcanologique de Goma, déjà renforcé des 2002 par un autre projet du PNUD, recevra la visite d’experts étrangers et d’instituts de recherche au cours de cette période. Au bout de ces deux années, les volcans Nyiragongo et Nyamulagira ne devraient plus avoir des secrets pour les chercheurs et, les habitants de cette région ne devraient plus se faire surprendre par un réveil inopiné.
A noter que lors de la dernière éruption du Nyiragongo le 17 janvier 2002, les coulées de lave avaient atteint le centre-ville de Goma, pourtant situé à 18 km du cratère, obligeant 300.000 habitants à fuir la ville pour trouver un refuge temporaire Rwanda, à Sake ou à Bukavu.
Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent à dire que la prochaine éruption sera plus spectaculaire. Si les volcans Nyiragongo et Nyamulagira venaient à se réveiller, les coulées de lave menaceraient la vie des 700.000 personnes habitant la ville de Goma en RDC et la ville de Gisenyi au Rwanda voisin.
Evenga sana et Sylvain Kapuya/Le Potentiel
Last edited: 28/11/2006 18:02:33