Selon un rapport de l’Oms, près d’un million de bébés meurent le jour même de leur naissance, il cite quelques pays qui ont un taux de mortalité le plus élevé
Point n’est besoin de rappeler que l’Afrique Subsaharienne demeure la région la plus dangereuse du monde qui a un taux élevé de mortalité infantile. Le tout dernier rapport de l’OMS intitulé « une chance pour les nouveau-nés d’Afrique » vient encore de confirmer cette vérité. Ce rapport est rédigé par une équipe de 60 auteurs et 9 organisations internationales, sous l’égide du partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.
Ce document qui note que près d’un million de bébés meurent le jour même de leur naissance cite quelques pays qui ont un taux de mortalité le plus élevé. Parmi lesquels la RDC, le Nigeria, l’Ethiopie, l’Ouganda et la Tanzanie. Selon le Directeur du partenariat, Dr Francisco Songane, la santé des nouveau-nés a été victime d’un dysfonctionnement. Le rapport de l’OMS souligne, en outre, qu’il y a des pays qui ont réussi à diminuer le taux de mortalité infantile. Il s’agit notamment de Malawi, Burkina Faso, Erythrée, Madagascar,...
Bien qu’ils soient aussi cités parmi les pays à forte mortalité infantile, l’Ouganda et la Tanzanie ont quand même réalisé des avancées en ce qui concerne la santé des nouveau-nés. Le rapport de l’OMS sur une chance pour les nouveau-nés d’Afrique indique que plusieurs facteurs ont contribué à la réduction du taux de mortalité dans ces pays à faible revenu.
Au Malawi, par exemple, on a noté un engagement au niveau de la présidence en faveur de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, ainsi que des investissements accrus de la part des partenaires pour faire face au manque de ressources humaines. Au Burkina faso, les femmes pauvres n’ont pas à payer le coût d’une césarienne pratiquée d’urgence. En Erythrée par contre la réduction du taux de mortalité infantile est due aux progrès importants qui ont été réalisés depuis 20 ans en matière de réduction des décès d’enfants et aussi grâce à une large couverture de services de santé publique de base qui prend en compte les populations pauvres.
Il est possible de réduire le taux de mortalité infantile
Les rédacteurs de ce rapport pensent qu’il est possible de diminuer le taux de mortalité dans ces pays en prenant certaines mesures qui mettent en évidence la santé des enfants et des femmes.
Les deux tiers des décès de nouveau-nés qui surviennent en Afrique pourraient être évités si 90% des femmes et des bébés bénéficiaient d’interventions sanitaires praticables et peu coûteuses, telles que vacciner les femmes contre le tétanos, assurer la présence d’accoucheurs expérimentés, traiter rapidement les infections des nouveau-nés, apprendre aux mères à appliquer des mesures d’hygiène appropriées, allaiter les enfants...
Blandine Lusimana T./L’Observateur
Last edited: 28/11/2006 15:31:48